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r e t o u r  MISCELLANEES / MELANGES
STYLISTIQUE  ET  POESIE
                                                                                    accès direct aux fac- similés : <Libération-Champagne>          et                <L'Est-Eclair>
Préambule à la remise des prix récompensant les concurrents du concours de poésie organisé à Sartrouville le 27 mars 2010.


 

 Les effets de style, pas plus que les rimes, la forme ou le mètre, ne suffisent à rendre un texte poétique ; ils en sont seulement le cadre ou l’ornement.  Après Jacques Prévert et les poètes surréalistes, nous savons qu’on peut se passer de rimes, de forme fixe, de ponctuation ou étirer le mètre à sa guise.

 La métrique du vers
 
Claudel utilise une sorte de verset poétique, qui peut correspondre à de très longs vers. 
 Prévert introduit parfois des vers de 30 syllabes, voire davantage.
 Pour la poésie française, n’existent que les syllabes : un alexandrin est un vers de 12 syllabes et non de 12 pieds*.
Il n’y a pas de pieds en poésie française ; seuls les mètres de la poésie gréco-latine ancienne en comportaient.
Mais le choix d’un nombre de syllabes non classique ou irrégulier ne suffit pas à générer la poésie : il faut que cette liberté du mètre soit significative!
Dans l’exemple suivant, Prévert, par l’allongement régulier des  vers,  (8, 10, 12, 16),  (renforcé, qui plus est, par une anaphore)  s’indigne de l’injustice subie par les travailleurs :
« ceux qui écaillent le poisson
  ceux qui mangent la mauvaise viande
  ceux qui fabriquent les épingles à cheveux
  ceux qui soufflent vides les bouteilles que d’autres boiront pleines…
Puis il continue par des vers impairs, eux aussi croissants : 9, 11,17…
  Verlaine dans son Art poétique 2,  prône les mètres impairs qu’il juge plus poétiques que les vers pairs classiques :
« De la musique avant toute chose,
   Et pour cela préfère l’Impair,
   Plus vague et plus soluble dans l’air,
   Sans rien en lui qui pèse ou qui pose. »
 Verlaine prouvant le mouvement en marchant, emploie,  ici, des énnéasyllabes, qui nous laissent dans une sorte de flou, d’indécision, voire d’inconfort, l’impression de ne pas retomber sur nos pieds comme le feraient des vers pairs.  Valéry évoque aussi « Les vagues ennéasyllabes mystérieux » (Lettres à qq.-uns, 1945, p. 19).
  En revanche, qui choisit la poésie classique, se doit de respecter les règles et de ne pas oublier que les « e » muets se prononcent devant une consonne, tandis que, devant une voyelle, ils s’élident.

Les rimes

 En  poésie classique, une rime féminine terminée par un e muet ne peut rimer avec une masculine : ainsi « une voie » ne peut rimer avec « un convoi ».
La rime « ce bijou d’un sou qui sonne creux et faux sous la lime », ainsi la qualifie Verlaine.
C’est dans un esprit de performance ou par défi, que les symbolistes se sont amusés à introduire les rimes réputées les plus difficiles, comme Mallarmé, dans son sonnet IV, qui accumule les rimes en ix :
Ses purs ongles très haut dédiant leur onyx
L’angoisse, ce minuit, soutient, lampadophore
Maint rêve vespéral brûlé par le Phénix
Que ne recueille pas de  cinéraire amphore. » etc.   ( C’est dans ce poème que se trouve le célèbre « Aboli bibelot d’inanité sonore »). Tout cela n’est qu’exercice de virtuosité, il n’en émane aucune poésie.
Alors que Prévert, poétise, lui,  les mots de tous les jours: « De deux choses lune l’autre c’est le soleil.

Les formes fixes classiques

Elles répondent à des règles très précises.
Faut-il absolument respecter les formes fixes de la poésie ? Peut-on inventer sa propre forme ? A l’évidence, c’est ce que font la plupart des poètes, mais si l’on choisit d’écrire un sonnet, il faut absolument en respecter les règles essentielles. Fond et forme doivent être en adéquation ; on ne fait pas de sonnet, si l’on n’a pas d’énigme à  présenter au lecteur. Mieux vaudrait alors se contenter d’une forme moins ambitieuse.
 
 Le sonnet,  propose une sorte d’énigme, de suspense, dont la résolution doit intervenir le plus tard possible dans le dernier tercet.
 Rimbaud, dans Le dormeur du val, réussit, lui, le tour de force de la livrer dans le dernier vers du dernier tercet.
Certes, le poète avait insinué par quelques indices discrets que ce soldat ne dormait  pas d’un somme aussi anodin, dans le cadre maternel du « petit val qui mousse de rayons » avec ce « lit vert où la lumière pleut », car même s’« il dort souriant comme sourirait un enfant », l’adjectif qui suit « malade », ainsi que l’adjectif « pâle » qui précédait,
puis le détail de sa narine que les « parfums » ne font pas frissonner » et de sa poitrine «trop »tranquille » nous préparaient à une fin dramatique, mais c’est, en fait, à un scandale, que Rimbaud veut nous rendre sensible, scandale de la mort violente d’un  jeune soldat, qui se révèle dans la toute fin du sonnet : « il a deux trous rouges au côté droit ».
Un tel art poétique, surtout chez un gamin de 17 ans, nous laisse pantois et admiratifs.
Pourtant, il s’est permis quelques entorses aux autres règles du sonnet, notamment pour les rimes, ou en disloquant l’alexandrin par une série de rejets, enjambements et contre-rejets, pour retrouver un rythme plus proche de la prose et contourner  l’aspect guindé de l’alexandrin ! mais il  a utilisé l’essence  du sonnet pour dire son indignation devant la guerre.
Ce sens de l’innovation, que possédait Rimbaud, a inspiré à Verlaine nombre de principes de son Art poétique.

L’ode

L’élégie

La fable 

Les formes fixes minimes

le calligramme, dont Apollinaire nous donna des exemples si réussis, s’il est fait au hasard, n’offre aucun intérêt. 

 L’acrostiche
Avec pour thème le train, un texte de 3 vers, même charmant, ou un poème de 5 vers très courts, même s’il présente un acrostiche sur le mot train, offre peu d’intérêt.
 Un double acrostiche, soit le mot « train » recréé en fin de vers, et en remontant, pourrait donner de la consistance au poème.
Pour l’anecdote, l’acrostiche peut se faire à partir de mots à l’initiale au lieu de simples lettres ; il en est quelques uns célèbres, permettant aux poètes de se venger d’un ennemi, comme Willy, mari de Colette, qui créa un sonnet spécialement destiné aux mots suivants : Hubacher crétin.
 Musset, follement épris de George Sand, sut camoufler sous un acrostiche en mots complets, une invitation très claire : Quand voulez- vous que je couche avec vous » George, experte en roueries, lui répondit par ce distique : «  Cette insigne faveur que votre cœur réclame
    Nuit à ma renommée et répugne à mon âme » Nous savons tous comment s’est terminée l’histoire !

Le vocabulaire poétique

Si l’on pense que le modèle de la poésie réside dans le Symbolisme des Parnassiens, dans la beauté impassible des marbres, comme le voulait Théophile Gautier, dans son poème L’Art : « L’art n’est pas le moyen mais le but », et l’on pourra admirer la beauté parfaite du cygne de Sully Prudhomme:
« Superbe, gouvernant du côté de l’azur,
   Il choisit, pour fêter sa blancheur qu’il admire,
   La place éblouissante où le soleil se mire.»
Où est alors la poésie ?  « Prends l’éloquence et tords-lui son cou » conseillait Verlaine. Et Verlaine toujours :
[…]
De la musique encore et toujours !
Que ton vers soit la chose envolée
Qu'on sent qui fuit d'une âme en allée
Vers d'autres cieux à d'autres amours.

Que ton vers soit la bonne aventure
Eparse au vent crispé du matin
Qui va fleurant la menthe et le thym...
Et tout le reste est littérature.  Art poétique

Un poète a le droit d’inventer des mots, peuvent arguer certains.
Oui, si c’est pour mystifier le lecteur et s’amuser, comme Victor Hugo ; pour Booz endormi, recherchant une rime à «  regardait » et, fatigué de ne pas la trouver, il inventa cette ville de Judée que les historiens ont vainement tenté d’identifier avant qu’on ne découvrît la supercherie : « dans Ur et dans Jérimadeth » devait se lire : J’ai /rime/à/dait ».
N’est pas Hugo qui veut !
Mais les mots entretiennent entre eux des relations de l’ordre de : la cause pour l’effet, le contenant pour le contenu, l’artiste pour l’œuvre, une nourriture spécifique pour le peuple qui la mange, la localisation pour l’institution qui y est installée…

Les procédés stylistiques

L’image

La comparaison

La métaphore 
(n. fém.) : transfert de sens d'un sens propre à une autre signification selon une comparaison qui se fait dans l'esprit et qu'on n'indique pas (terme concret dans un contexte abstrait) V. personnification, réification, symbole.
"Il pleure à gros bouillons ".  ["L'oeil écoute" (P. Claudel)]


L’inversion

L'hypallage, (n. fém.) selon Littré : « Terme de grammaire. Figure par laquelle on paraît attribuer à certains mots d'une phrase ce qui appartient à d'autres mots de cette phrase, sans qu'il soit possible de se méprendre au sens.
 Exemple : Enfoncer son chapeau dans sa tête, pour enfoncer sa tête dans son chapeau ». L'hypallage, ici, naît d’une inversion des termes qualitatifs.
Mais elle peut consister aussi, soit à attribuer à un mot, ce qui conviendrait logiquement à un autre, soit à relier syntaxiquement deux termes, alors qu’on s’attendrait à voir l’un des deux rattaché à un troisième.
 
« Un vieil homme en or avec une montre en deuil »  Jacques Prévert
« Comme passe le verre au travers du soleil. » Paul Valéry, Intérieur
«[ ...]
Ce lieu me plaît, dominé de flambeaux,
Composé d'or, de pierre et d'arbres sombres,
Où tant de marbre est tremblant sur tant d'ombres; Paul Valéry, Le Cimetière marin
Plus l’hypallage est elliptique, (quand le comparé n’est pas nommé), plus elle se rapproche de la catachrèse.

la métonymie
 « ... les grammairiens appellent métonymie ce que les rhéteurs appellent hypallage » (Ciceron, De orator, 27,93).
La métonymie est l’un des principaux constituants de l’hypallage.
 Elle a l’aspect d’une inversion (contenu-contenant, etc.), mais elle est utilisée d’une façon indirecte, détournée.
« Rendre quelqu’un à la vie. ». On connaît la locution « rendre la vie à quelqu’un ». Si l’une est plus familière, elle n’est pas plus naturelle que l’autre puisque cette expression est figurée. D’un côté, la vie est une chose qu’on donne à quelqu'un et, de l’autre, elle est ce qu’une personne reçoit. L’une et l’autre qui se comprennent sans distorsion

la catachrèse est une figure de style qui consiste à détourner un mot de son sens propre en étendant sa signification : le pied d'une table, être à cheval sur une chaise

L'enjambement
L'enjambement  en poésie  est le pendant versifié de l'hyperbate : il joue sur un effet de retardement des compléments du sujet :
 Las! voyez comme en peu d'espace,
Mignonne, elle a dessus la place
Las! Las! ses beautés laissé choir
(Pierre Ronsard, Odes, I, 17.)
L’hyperbate (n. f.), est une figure de style qui consiste à séparer deux mots normalement assemblés en intercalant un ou plusieurs autres mots; elle est souvent une forme de mise en relief de mots, rejetés en fin de phrase, comme des adjectifs placés ainsi en dislocation.
Parfois confondue avec l'inversion, elle est selon Roman Jakobson la séparation de deux mots unis par la syntaxe, quand, ou la proposition relative est éloignée de la principale antécédente ou quand, par exemple, elle semble briser la lecture normale de la phrase principale :
 Quelle, et si fine, et si mortelle,
Que soit ta pointe, blonde abeille
(Paul Valéry, Charmes.)
Un signe de ponctuation comme la virgule peut aussi amener la figure :
 Le ciel est, par-dessus le toit,
 Si bleu, si calme!
(Paul Verlaine, Sagesse.)
 L'effet produit par l'hyperbate dépend de la force du lien syntaxique : plus il sera fort entre les deux mots concernés et séparés et plus l'effet d'attente sera saillant.

L’oxymore ou oxymoron
C’est une figure de style  dont l’exemple le plus évocateur est « l’obscure clarté qui tombe des étoiles, suggérant à merveille cette nuit où l’on voit clair, lors  du combat du Cid contre les Maures.
Ou  la maxime latine : « festina lente » (« hâte-toi lentement », reprise par :
- Boileau dans  L'Art poétique :
« Hâtez-vous lentement ; et, sans perdre courage,
   Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage :
   Polissez-le sans cesse et le repolissez ;
   Ajoutez quelquefois, et souvent effacez. »  
- et La Fontaine,dans Le Lièvre et la Tortue :
« [...] Il laisse la tortue
Allez son train de sénateur ;
Elle part, elle s'évertue,
Elle se hâte avec lenteur. »
  Les médias se sont  emparés, eux, du « silence assourdissant » (ou du « silence éloquent ») qui, nous étant assené à tout bout de champ, a perdu sa force d’évocation et concourt à un « beau désastre».
L'oeil ecoute. Paul Claudel : essai sur l'art, dont le titre est un
oxymore provocateur. 
L'oxymore unit ce que la réalité logique oppose : il est  assez proche, en cela,  du clair-obscur des peintres.
Il est proche aussi d'une autre figure d'opposition : l'hypallage, une des figures latines par excellence.
         
Le zeugma
 Cette figure originale souvent destinée à surprendre, n’est pas toujours aisée à utiliser.
Le chanteur Renaud l’affectionne, quand il envisage d’ « acheter un sandwich au jambon et au supermarché ». L’exemple type qu’on en donne est le célèbre alexandrin de Victor Hugo : « vêtu de probité candide et de lin blanc », où les deux éléments d’ordre différent, reliés à un même terme, ici, « vêtu », offrent le grand art de se correspondre cependant, l’un évoquant la blancheur matérielle de l’étoffe, l’autre, la blancheur 
morale d’Aymerillot.  

Le trope : (m) "hyperonyme désignant les divers procédés de figuration", "l'ensemble des procédés qui consistent à remplacer le mot propre par un autre qui y a quelque rapport." (Dupriez)
V. image, métaphore, métonymie, synecdoque, antonomase.
                                                                                                                                                                                                                                    
 l’anaphore, ce procédé bien connu, dont le nom l’est moins, consiste, en la répétition, en début de vers, d’un même mot, d’une même expression.
Le célèbre « Rome »,  imprécation de Camille dans la pièce Horace  de Corneille, se répète 4  fois  seulement, mais avec quelle force, d’autant qu’il n’intervient pas par hasard ;  car il est amené par la réplique précédente de son frère :
 « Et préfère du moins au souvenir d’un homme
Ce que doit ta naissance aux intérêts de Rome. »
Et Camille, hors d’elle, enchaîne :
« Rome, l'unique objet de mon ressentiment !
   Rome, à qui vient ton bras d'immoler mon amant !
   Rome qui t'a vu naître, et que ton coeur adore !
   Rome enfin que je hais parce qu'elle t'honore ! »
Certains poèmes de Prévert sont uniquement construits  sur des anaphores ; cependant, quand elle devient systématique,  sans une seule variation, l’anaphore devient lassante, et l’on n’a plus envie de continuer la lecture.  Prévert sait,  pour sa part, casser la monotonie par 2 ou 3 vers qui s’intercalent entre 2 séries d’anaphores, ou des anaphores qui se relaient, comme dans Lanterne magique de Picasso, où  les différentes caractéristiques des tableaux de l’artiste cubiste sont ainsi évoquées :
«  Les idées remises à leur place à la porte de la chambre
    à côté du pain à côté des souliers
   Les idées calcinées escamotées volatilisées désidéalisées
   Les idées pétrifiées devant la merveilleuse indifférence
    d’un monde passionné
   D'un monde retrouvé
   D’un monde indiscutable et inexpliqué
   D’un monde sans savoir-vivre mais plein de joie de vivre
   D’un monde sobre et ivre
   D’un monde triste et gai
   Tendre et cruel
   Réel et surréel
   Terrifiant et marrant
   Nocturne et diurne
   Solite et insolite   
   Beau comme tout.
»

* •  Vers de  1 syllabe   - monosyllabes
   •  Vers de  2 syllabes - dissyllabes
   •  Vers de  3 syllabes - trissyllabes
   •  Vers de  4 syllabes - tetrasyllabes
   •  Vers de  5 syllabes - pentasyllabe
   •  Vers de  6 syllabes - hexasyllabe
   •  Vers de  7 syllabes - heptasyllabes
   •  Vers de  8 syllabes - octosyllabes
   •  Vers de  9 syllabes - énnéasyllabes 
   •  Vers de 10 syllabes - décasyllabes
   •  Vers de 11 syllabes - hendécasyllabes
   •  Vers de 12 syllabes - alexandrins
* * Hyperonymes :
     - trope : désigne les divers procédés de figuration", "l'ensemble des procédés qui consistent à remplacer le mot propre par un autre qui y a                                                quelque rapport." (Dupriez) V. image, métaphore, métonymie, synecdoque, antonomase.
     -  métaplasme : désigne tous les procédés qui altèrent le mot par adjonction, suppression ou inversion de sons ou de lettres. V. aphérèse, syncope, apocope ou                              élision, diérèse, métathèse, paragoge, synérèse. 

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                                                                                                                   ▼                                                                                     ▲                                                                                ou LEXICOLOGIE (suite)
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MELANGES / MISCELLANEES
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