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 A consulter : Documents historiques sur les communes alentours

La BASSÉE : Histoire

 HISTOIRE DES COMMUNES DE LA BASSEE  
 Copie intégrale, pour
chaque commune, des articles publiés sur le site : "detection77
Néanmoins :
1) Les communes répertoriées ont été reclassées dans l'ordre alphabétique.
2) Certaines notes complémentaires, ajoutées, ont été trouvées sur la page L'ORIGINE DES NOMS DES COMMUNES issue du site "jeanneret01.chez-alice.fr"
3) Trois communes, MONTIGNY-LE-GUESDIER, NOYEN-SUR-SEINE et VILLENAUXE-LA-PETITE, qui ne figuraient pas sur le site "détection 77", ont fait l'objet d'une notice composée par l'auteur de la présente page..
        La communauté des 24 communes du Canton de Bray-sur-Seine
 
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Liste des communes
du canton de BRAY-SUR-SEINE
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BABY BABY BABY
BALLOY BALLOY BALLOY
BAZOCHES-lès-BRAY BAZOCHES-lès-BRAY BAZOCHES-lès-BRAY
BRAY-SUR-SEINE BRAY-SUR-SEINE  BRAY-SUR-SEINE 
CHALMAISON CHALMAISON CHALMAISON
EVERLY EVERLY EVERLY
FONTAINE-FOURCHES FONTAINE-FOURCHES FONTAINE-FOURCHES
GOUAIX  GOUAIX GOUAIX
GRAVON GRAVON GRAVON
GRIZY-sur-SEINE GRIZY-sur-SEINE GRIZY-sur-SEINE
HERME HERME HERME
JAULNES JAULNES JAULNES
MELZ-sur-SEINE MELZ-sur-SEINE MELZ-sur-SEINE
Montigny-le-Guesdier Montigny-le-Guesdier
MOUSSEAUX-lès-BRAY MOUSSEAUX-lès-BRAY MOUSSEAUX-lès-BRAY
MOUY-sur-SEINE MOUY-sur-SEINE MOUY-sur-SEINE
Noyen Noyen
LES ORMES-sur-VOULZIE LES ORMES-sur-VOULZIE LES ORMES-sur-VOULZIE
PASSY-sur-SEINE PASSY-sur-SEINE PASSY-sur-SEINE
SAINT-SAUVEUR-lès-BRAY SAINT-SAUVEUR-lès-BRAY SAINT-SAUVEUR-lès-BRAY
LA TOMBE LA TOMBE LA TOMBE
Villenauxe-la-Petite Villenauxe-la-Petite
VILLIERS-sur-SEINE VILLIERS-sur-SEINE VILLIERS-SUR-SEINE
VILLUIS VILLUIS VILLUIS
  
Les 15 communes du Canton de Donnemarie-Dontilly

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Liste des communes
du canton de Donnemarie
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CHATENAY CHATENAY CHATENAY
DONNEMARIE DONTILLY DONNEMARIE DONTILLY DONNEMARIE DONTILLY
EGLIGNY EGLIGNY EGLIGNY
GURCY LE CHATEL GURCY LE CHATEL GURCY LE CHATEL
JUTIGNY      JUTIGNY JUTIGNY
LIZINES LIZINES LIZINES
LUISETAINES LUISETAINES LUISETAINES
MEIGNEUX      MEIGNEUX  MEIGNEUX
 MONS   MONS-EN-MONTOIS
MONS
PAROY  PAROY PAROY
SAVINS SAVINS SAVINS
SIGY    SIGY SIGY
SOGNOLLES SOGNOLLES-EN-MONTOIS SOGNOLLES
THENISY THENISY THENISY
VIMPELLES  VIMPELLES VIMPELLES
 
  ▼                                                 ▼
  Les 24 communes du Canton de Bray-sur-Seine
BABY,
  Toponyme issu de l'anthroponyme latin Babbius
  Le territoire de Baby est occupé depuis l'Antiquité.
  Le premier seigneur connu est Jean de Veelu* dont le nom figure sur un acte du 30 avril 1507 où il rend foi et hommage de sa seigneurie à la dame de Briotte.
  Son successeur est messire de Reclu-Baby. Pendant un siècle environ, les descendants de ce dernier possèdent le domaine.
  En 1650, la seigneurie passe à messire Nicolas Lefevre, seigneur des Bordes, ancien officier, maître d'hôtel du roi, qui change plus tard son nom en Compigny. Ses enfants cèdent la seigneurie au marquis de la tour du Boste, époux d'une Auxi originaire de l'Orléanais. À la mort de ce marquis en 1758, le comte d'Auxi devient propriétaire de la terre de Baby. Elle appartient à partir de 1774 à Louis-Nicolas-Augustin Valentin, marquis de Culant et seigneur de Savins. Au XVIIIe siècle, un château est édifié. Le docteur Andral, qui en est propriétaire, le fait démolir en 1804.
 *Jean de Veelu, aussi seigneur de Passy-sur-Seine et de Balloy.
Chapelle Sainte-Anne, Baby

À l'origine, cette chapelle dédiée à sainte Anne, mère de Marie, était rattachée au château de Baby, démoli au début du XIXe siècle. Selon la légende, un propriétaire de Baby assistait autrefois à la messe sur son cheval. Il entrait par une haute et large porte sans seuil, à l'arrière de la chapelle.  
 A consulter, sur le site <fontaine-fourches.com>, les documents historiques concernant Baby 

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 BALLOY,

  Toponyme issu
 de l'anthroponyme latin Ballus, et du suffixe -cum, « domaine de »
  L'occupation de la terre de Balloy remonte au moins à la période néolithique, comme l'atteste la découverte de fosses. En 1958 est découvert un cimetière de l'époque gallo-romaine.
  Le village est mentionné pour la première fois au XIIe siècle, et relève alors de Saint-Paul-les-Sens.
  Le premier seigneur connu, en 1203, est Gilles de Balloy. Sa famille possède la seigneurie jusqu'au XVe siècle, date à laquelle elle passe aux Chalmaison. Au XVIe siècle, par une alliance, François de Chantelou, seigneur de Lithus, devient seigneur de Balloy. Anne, sa fille unique, épouse le sieur de Veelu* à qui elle apporte la terre de Balloy en dot.
  Au début du XVIIe siècle, le seigneur de Balloy est le chanoine Richebois, de la collégiale de Bray-sur-Seine. En 1625, la seigneurie appartient à Adrien de Vuignancourt, gentil-homme de la chambre du roi, puis passe par mariage à la famille de Viefville. En 1705, M. Voulleau est seigneur de Balloy. La famille Josson possède ensuite la seigneurie. De 1720 environ à la Révolution, Balloy appartient à la famille Hénin de Cuvilliers. En 1829, Davy de Chavigné en est propriétaire.
 *Jean de Veelu, aussi seigneur de Passy-sur-Seine et de Baby.
Eglise Saint-Héracle

L'édifice actuel est élevé à l'emplacement d'une ancienne église datant probablement du XIVe siècle. Dans les fondations de la nef est découverte une plaque commémo- rative indiquant : « Âgé de 4 ans, cette présente pierre a estée posée par Joachim de Vignancourt,
fils d'Adrien, chevalier gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roy, le sixiesme jour de May. »
 L'évêque de Meaux bénit solennellement la première pierre de l'église le 9 mai 1963. À Balloy se trouvait autrefois la fontaine Saint-Héracle, bénéfique pour les maladies de la peau.

 

Borne de finage
dite “ des quatre seigneurs ”
 
Cette borne délimite le finage de Balloy à l'est, de Gravon au sud, de Châtenay-sur-Seine à l'ouest et d'Égligny au nord, entre la Seine et la Vieille Seine. Chaque seigneurie a son initiale écrite sur une face. Les délimitations communales sont ainsi le reliquat des territoires constitués à l'époque gallo-romaine ou à l'époque seigneuriale. Les domaines d'origine romaine sont reconnaissables à leurs suffixes en -acum utilisés du IIe au IVe siècle, et transposés dans la région en -y, en -ay ou en -oy.

   

Stèle
 
L'inscription de cette stèle indique : « Ici ont été tu [és] [p] ar la foudre - Juillet 1875 - [A] lphonse Penancier, agé de 43 ans et Valère [P] enancier sa fille, [a] gée de 12 ans. Passants, soyez sympathiques au malheur. » Plus loin se trouve le mégalithe dit « La Borne de l'Homme Mort ». Il s'agit du repaire de Gilles Blin, « velu comme un chien et laid comme un magot ». Au cri de la chouette, sa cohorte de Pinaguets est prête à sucer le sang. Ces lutins espiègles entourent leur proie en lui faisant bourdonner les oreilles comme un bruissement d'ailes de criquets. Un soldat serait mort ainsi une nuit de 1580.

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 BAZOCHES-lès-BRAY
 toponyme issu du latin basilica, « salle d'assemblée »

L'occupation du territoire de Bazoches-lès-Bray remonte au moins à la période mérovingienne, comme l'atteste la découverte de sépultures et de souterrains. Mentionné dés le XIIe siècle, Bazoches, qui possède deux prévôtés, relève à la fois de l'archevêché de Sens et du prieuré de Saint-Sauveur. Girard est le premier seigneur connu de Bazoches au XIIIe siècle. Sa famille conserve la seigneurie pendant deux siècles, et la dernière descendante est Héliette Girard, qui épouse en secondes noces Guillaume de Chevenon, seigneur de Pacy, tué en 1415 à Azincourt. Le domaine passe ensuite à une dame d'Armenonville, puis à une demoiselle de Bescherelle qui assiste à la rédaction de la coutume de Sens par un procureur en 1555, et enfin à Louise Piédefer. Cette dernière épouse en 1610 Jacques d'Anglure à qui elle apporte en dot la seigneurie de Bazoches. Veuve, elle se remarie en 1614 avec Louis de Rochechouart, sieur de la Brosse et de Montigny. Les Rochechouart gardent la seigneurie de Bazoches jusqu'à l'avant-veille de la Révolution. Le bourg de Bazoches est fortifié en 1546, sans doute à l'initiative de Jean Thomas, régent de l'Université de Paris. Au XVIIe siècle, des Hollandais essaient d'exploiter la tourbe de Bazoches, mais sans succès. L'abbaye de Saint-Germain-des-Prés de Paris possède la seigneurie pendant la Révolution. La ville subit trois incendies en 1753, en 1814 à cause des Cosaques puis en 1824, en raison d'un coup de fusil tiré sur un pigeon. En 1868, malgré une longue tradition, la culture du chanvre est abandonnée.

Eglise Saint-Pierre-Saint-Paul

D'après les manuscrits, cette église serait construite à l'emplacement d'une ancienne chapelle transformée en monastère, lui-même détruit par les invasions normandes en 1444. Au XVIe siècle, l'église est équipée de grandes orgues, abandonnées vers 1636 au profit de l'église de Bray-sur-Seine car personne ne peut les entretenir à Bazoches-lès- Bray. En 1883, la commune fait installer des grilles en fer forgé pesant 436 kilos à l'entrée du grand chœur, et d'autres grilles pesant 344 kilos à l'entrée de la chapelle de la Vierge. Elles sont fabriquées par un forgeron de Bazoches- lès-Bray, M. Blanchet.

Croix de chemin Saint-Éloi
Vingt et une croix sont réparties dans la commune et sur son finage. La plus ancienne d'entre elles fut plantée en 1095. 
La plupart des croix de chemin sont élevées pour conserver le souvenir d'un fait mémorable ou en signe de piété, de protection ou d'expiation. Souvent liées à des confréries, ces croix sont invoquées pour guérir les maladies, pour obtenir la patience, le courage et la fermeté et pour les patrons de beaucoup de métiers. Une fête est organisée pour chaque corps de métier. Cette croix de chemin Saint-Éloi est plantée le 10 mai 1844, comme quatre autres croix de la commune.  
                          

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 BRAY-SUR-SEINE,
note complémentaire - ajout personnel : étymologie latine : "braium", terrain marécageux
 
Halle
de Bray-sur-Seine
 Constituée de promenades, véritable rempart verdoyant entourant une foule de rues et ruelles aux noms évocateurs, la petite ville de Bray sur Seine semble conserver le mystère de son histoire.
Cependant, pour le promeneur curieux entrant dans ses murs, ces bâtisses au cachet bien typé, évoquent naturellement un passé riche en activités et en traditions… Les souvenirs se pressent, chaque construction a son histoire, chaque pan de mur a sa place dans les annales locales…, cette ruelle obscure, ce portail en plein cintre, cet anneau scellé dans un mur et qui servait à attacher les attelages, ces maisons à colombages, ce vieux marché couvert…tout est encore là pour que l’illusion soit parfaite et invite notre promeneur à rêver à d’autres temps dont le souffle est aujourd’hui encore si vivace.
Car Bray est un village véritable, parfaitement distinct dans ses origines rurales et parfaitement original dans ses éléments constitutifs : son site ses rues, ses constructions, ses tradition, son passé, son histoire… Tout cela représentant aussi l’attachement peu ordinaire des Braytois depuis vingt siècles à ce petit coin de terre.
L’Archéologie nous apprend que le territoire fut occupé dès une très haute antiquité. Le peuple gaulois des Senones d’abord, les romains ensuite eurent ici un carrefour de routes conduisant à Sens, Montereau, Provins et Nogent sur Seine. L’étymologie de Bray serait gauloise ; elle signifierait : lieu marécageux, boueux, site des bas fonds mouillés.
Après le dur passage des invasions, Théodebert II, petit-fils de Brunehaut, incorpore Bray dans le Royaume de Bourgogne. En 900, Charles III le simple fait construire un château dont le donjon appelé « Grosse Tour » fut achevé en 1015. Situé à l’ouest de l’église, à la place de la rue de l’hôpital, il ne disparaîtra qu’à la Révolution. Au cours des temps, des fortifications entourèrent la ville, les promenades plantées de tilleuls en occupent actuellement les fossés ; trois portes à pont-levis défendirent les entrées : à l’est, la porte de Jaulnes, à l’ouest la porte de St Jean, au midi, la porte du Calvaire.
 
A consulter :
  Histoire de la baronnie de Bray, Seigneurie Royale de 940 à 1792 - textes écrits par Jean Gallot avec
 l’aide des travaux de Jean-Marie SCHERER
 D’abord propriété indivise du Roi de France et de l’Archevêque de Sens, la Baronnie de Bray passa entre les mains des Comtes de Champagne en 1118(leur château se trouvait à l a place de l’ancienne quincaillerie LEBLANC), de la maison de Navarre en 1234, de Philippe le bel en 1310, du Duc de Nemours en 1404, en 1647 Henry de Mesme et Marie de la vallée des Fossez, Marquise d’Everly en firent l’achat. Cette dernière morte en 1661, fut enterrée dans l’église ; On y voit encore sa dalle funéraire et ses écussons.
  La Baronnie fut disloquée à la Révolution. En 1801, Bray fut détachée du diocèse de Sens et rattachée à Meaux.
  Du pont de MOUY, vous pouvez admirer l’enchevêtrement des toits de tuiles qui recouvrent les vieilles maisons à colombage.           Arrêtez-vous à la « Maison de Jeanne d’Arc », admirez ses poutres sculptées, puis, promenez vous dans les petites ruelles moyenâgeuses aux noms si évocateurs : ruelle aux rats, rue de l’échelle, rue des ermites, rue du four (les fours banaux où tout le monde devait faire cuire son pain depuis 1573). Vous découvrirez ensuite la halle (1841) et enfin le monument le plus vénérable : la collégiale Notre Dame, centre de la Paroisse Sainte-Croix. L’entrée, voutée en berceau est surmontée d’une tour carrée et d’une flèche hexagonale. La porte est ornée d’un fronton grec du XVIIème siècle.
  Sur le côté gauche, une tour ancienne est percée des meurtrières destinées à surveiller les rues avoisinantes. Par l’une de ces ouvertures, un certain CAILLAT tira de l’arquebuse tua ou blessa 60 des 300 Huguenots infiltrés dans la ville en 1567. Au nord, le portail de la vierge, en style Renaissance, est malheureusement très mutilé. A l'extrémité du collatéral nord, on remarque des débuts d'arcades ogivales: les architectes d'alors avaient certainement prévu de reconstruire tout le pourtour de l'église . Au sud, la sacristie actuelle est l'ancienne salle Capitulaire autrefois entourée du Cimetière. Une simple corniche court tout au long du toit. Elle est ornée de simples modillons et de quelques têtes humaines.
  Actuellement le blason est reproduit différemment puisqu'au XIXème siècle les rameaux de laurier de chaque côté de la Tour sont remplacés par deux palmiers d'origines incertaine.
  Sous l'écu d'armes figure la Croix de la guerre attribuée à la ville le 11 novembre 1948 en raison de l'attitude héroïque de Bray durant l'occupation allemande
  Cette récompense honorifique fut remise le 14 septembre 1949 par le Ministre de la guerre Claudius PETIT.
 Église Sainte-Croix
 (ancienne collégiale Notre-Dame)








 
Sceau de la baronnie de Bray-sur-Seine
     La baronnie de Bray s'étend le long d'axes stratégiques comme la Seine, la voie romaine de Sens à Meaux qui permet de passer le pont en marquant le cœur de la châtellenie de la vallée de l'Oreuse, la limite du comté de Champagne et l'Yonne. Ses barons Henri le Libéral, comte de Champagne, puis Jacques, duc de Savoie, gèrent les territoires autour de dix places principales : Passy, Montigny, Bazoches, Les Ormes, Dontilly, la Villeneuve-du-Comte, Égligny, Vin-neuf, Courlon et Bray-sur-Seine.
A consulter :
  Histoire de la baronnie de Bray, Seigneurie Royale de 940 à 1792 - textes écrits par Jean Gallot avec
 l’aide des travaux de Jean-Marie SCHERER
 
      Guillaume de Bray, Bray-sur-Seine

Né au XIIIe siècle à Bray, Guillaume porte, comme beaucoup de clercs de son époque, le nom de sa terre natale. Il n'a pas forcément de lien avec la famille seigneuriale, mais est noble. Jurisconsulte, poète et mathématicien, il entre dans l'abbaye des barons de Bray, Saint-Sauveur, puis devient archevêque d'Urbino, dans les États de l'Église Romaine. Il est cardinal du titre de Saint-Marc en 1262, et ses armes sont ici représentées sous le chapeau à trois pompons de sa dignité ecclésiastique. Il meurt en 1282. La ville donne son nom à une rue.

Front de Seine, Bray-sur-Seine




 
  Cette lithographie a été réalisée d'après un tableau de Legras.
 Toute l'activité de Bray-sur-Seine, dont le chantier naval fonctionne jusqu'à la fin du XIXe siècle, est tournée vers la Seine.
 Après la destruction du vicus en 841, le bourg féodal devient chef-lieu de châtellenie en 940. Un pont est alors bâti entre Mousseaux et le Vieux-Mouy, et défendu par un établissement des chevaliers hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem dès le XIIIe siècle. Le 4 août 1429, des troupes anglaises en interdisent l'accès à Jeanne d'Arc qui y passe finalement le 16 septembre.
 Détruit par la crue de 1493, ce pont est rebâti en 1498 au cœur de la ville. Il supporte trois puis cinq moulins en 1514, et des arches sont rebâties en 1717.
 Détruit lors de la Seconde Guerre mondiale, il est finalement reconstruit en 1965 sur le faubourg Saint-Jean.

 
HOSTEL SEIGNEURAL



    Quand la baronnie de Bray est fondée en 940, une tour de bois est édifiée sur une motte castrale dont les fossés sont alimentés par l'étang de Broda. Le baron y reçoit foi et hommage de ses vassaux, mais aussi aide et conseil pour sa justice. En 1015 est construite une grosse tour, semblable à celle de Montlhéry, utilisée jusqu'à la Révolution. Suivant l'évolution des mœurs aristocra-
tiques, le baron Henri le Libéral (1152-1181) construit rue Grande un palais rebâti par les Dunois à la fin du XVe siècle. Cet hostel est construit par la maison de Savoie. Deux pavillons entourent un porche orné d'une corne d'abondance donnant sur une cour.

                                                                                                       VESTIGES DU PONT
 
À l'origine, le pont qui relie Bray-sur-Seine au hameau d'Henrien, construit en pierres de Donnemarie-en-Montois, se compose de 22 arches. Il subit plusieurs guerres, et certaines de ses arches sont remplacées petit à petit par une travée en charpente.
  En 1965 est prise la décision de « déplacer » le pont à l'endroit où il se trouve actuellement. L'arche restante de l'ancien pont surplombe la Nozée, cours d'eau parallèle à la Seine. 

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   CHALMAISON,  
 toponyme issu de l'anthroponyme noble Charlemaison
 
Le site de Chalmaison est occupé pendant la préhistoire et l'époque gallo-romaine. A la fin du XXe siècle encore, des témoignages de l'occupation préhistorique du site de Chalmaison émergent à la suite de labours, comme ces pointes de flèches retrouvées dans les champs. Le village est mentionné pour la première fois en 1130. Son premier nom Charlemaison, est en réalité le nom de la première famille noble qui habite le château féodal. Le premier seigneur connu du hameau de Chalmaison est Girard d'Averly, en 1154. La tour des Maréchaux, sans doute de forme rectangulaire, est utilisée pour envoyer des signaux à destination de Provins. Sans doute construite au XIe ou au XIIe siècle, elle est en ruine dès le XIVe siècle. Le hameau d'Everly dépend de Chalmaison jusqu'en 1626, date à laquelle il est érigé en marquisat.

http://www.detection77.com/medias/images/eglise-saint-etienne-chalmaison.jpg

Restaurée un siècle après sa construction, cette église est en partie détruite par les protestants en 1567, et reconstruite peu après. Plusieurs membres de la famille de Charlemaison y sont inhumés.     
Saint Étienne est un martyr du Ier siècle. Accusé de blasphèmes contre Dieu et Moïse, il est assassiné. Un ouvrage raconte que Satan l'aurait enlevé le jour de sa naissance, et qu'un évêque nommé Julien l'aurait recueilli.
 
Pierre tombale
 
Au Moyen Âge, la seigneurie de Chalmaison appartient à la famille du même nom. Par le jeu des mariages, elle passe ensuite aux Mornay, aux Villiers puis aux Saint-Phalle. En 1600, Claudine de Saint-Phalle épouse Louis de Bonneval et Chalmaison passe à cette famille. À partir de la seconde moitié du XVIIe siècle, la famille du Tillet possède la seigneurie. En 1776, Charles-Édouard du Tillet vend la terre pour entrer dans l'ordre de Malte, mais en garde l'usufruit. Son domaine est séquestré en 1793 comme bien d'émigré. Toutes ces familles ont sans doute des membres inhumés dans l'église, bien qu'il n'y ait que cinq pierres tombales. Bûchées pendant la Révolution, elles sont désormais illisibles. Les Archives nationales conservent cependant l'acte d'inhumation de Louis-François du Tillet en sa chapelle de Chalmaison, daté du 4 août 1743.
 
 
  Tachy est, avec Les Praillons, le seul hameau de la commune de Chalmaison. Il y aurait eu sur ce site, dès le XIIIe siècle, un château relevant du roi. Le fief appartient en 1250 à la famille Tachy, puis passe aux Tingecourt à la fin du XIVe siècle et aux Roux, probablement à l'aube du XVe siècle. Ces derniers le conservent jusqu'à la Révolution. Il est alors vendu comme bien national. Aujourd'hui, il abrite une école privée et les douves sont en partie canalisées. Selon une légende locale, le château serait relié à la tour aux Maréchaux par des souterrains. Mais il est difficilement concevable que des souterrains soient creusés dans le sol marécageux de la Bassée à laquelle appartient le village.

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EVERLY, 
 toponyme issu sans doute de l'anthroponyme noble Averly

 

  Le nom d'Éverly est mentionné dès le XIIe siècle. Le premier seigneur connu, en 1154, est Girard d'Averly. Au début du XIVe siècle, une partie d'Éverly, le fief de la cour d'Averly, appartient à la famille de Chailly. Au XVe siècle, madame veuve Philippe de Chailly lègue le domaine à Jeanne de Hémery, sa cousine. La fille de cette dernière épouse Jean du Roux, seigneur de Sigy. Après les guerres de Religion, Gabriel de la Vallée acquiert le domaine, l'agrandit et fait construire un château. Il y meurt centenaire en 1610. Son petit-neveu, Gabriel de La Vallée Fossez, en hérite. Il fait ériger la terre en marquisat et la localité en paroisse en 1626. Sa fille épouse en secondes noces Henri de Mesme, qui achète au duc de Nemours la baronnie de Bray-sur-Seine. En 1655, Antoinette-Louise de Mesme épouse Louis-Victor de Rochechouart, duc de Vivonne-Mortemart et frère de la marquise de Montespan. Quatre générations de Rochechouart se succèdent jusqu'à la Révolution. Un troisième château est construit vers 1850 par le comte de Luçay, mais démoli en 1896. À la fin du XXe siècle, la municipalité entreprend de remettre en état les vestiges de l'ancien château des Mortemart.

 

 

Eglise Sainte-Catherine XIIe - XVIe siècle
 
 
Ancienne chapelle fondée par les chanoines de Saint-Jacques de Provins au XIIe siècle, cette église est dédiée dès l'origine à sainte Catherine. Elle dépend du prieuré-cure de Chalmaison. En 1633, elle est détachée de cette cure et érigée en cure distincte, ce qui entraîne son agrandissement en 1643.

 

 

 

 

Saut de loup*
Deux sauts de loup à Everly, situés de part et d'autre de la promenade des Ha-ha, séparent le parc et le château du verger. À l'époque, cette promenade est déjà le seul chemin permettant aux habitants d'Éverly de circuler du bout d'en bas vers le bout d'en haut. 
*Fossé que l’on fait au bout d’une allée, à l’extrémité d’un parc ou d’un jardin, pour en défendre l’entrée sans borner la vue. 

 

Vieux Plan d’Everly : on voit l’emplacement du château et son parc 

Tête sculptée

 Everly est situé sur le grand chemin de la route de l'étain. L'abondance des outils de silex retrouvés, les nombreuses 
villas gallo-romaines qui l'entourent et les vestiges de sculptures montrent l'importance du site antique, remplacé
 par une forteresse médiévale. Remaniée à plusieurs reprises, cette forteresse laisse finalement place au château du duc 
de Mortemart dont le parc de 150 hectares est aménagé par   Le Nôtre. Un grand rond celtique de 650 mètres de diamètre sert à distribuer le départ de ses allées en étoile. 

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FONTAINE-FOURCHES,
 toponyme issu du latin fons, « fontaine » et  furca, « bifurcation »
 ajout persoonel
:Fontaine correspondait à la paroisse dont Fourches était le hameau
 
Fontaine-Fourches, dont le territoire relève de l'archevêché de Sens, est mentionné dès le VIIIe siècle. Fontaine et Fourches sont à l'origine deux hameaux distincts. Au XIIe siècle, une partie de la seigneurie appartient à la famille Gateblé. Au siècle suivant, Pierre de Nemours, seigneur de la Chapelle-Gauthier, possède en partie la seigneurie de Fourches. Sa sœur Marguerite de Nemours en hérite. Elle épouse Jean Britaut, seigneur de Nangis, à qui elle apporte en dot son domaine. Les chanoines de Saint-Pierre de Troyes acquièrent la seigneurie de ce dernier. Une autre partie de Fourches appartient alors au marquisat de Trainel, dont la famille des Ursins est propriétaire. Pierre Terray, seigneur d'Athis, achète en 1763 à Claude Constant Esprit Juvénal des Ursins, marquis de Trainel, la terre de Fontaine-Fourches. Celle-ci reste dans la famille Terray jusqu'à la Révolution.

 
Eglise Saint-Martin
 
La cloche de cette église a été bénite en 1754. Depuis 1901, une messe est dite chaque année à la mémoire des défunts Nonat : en effet, Jean-Baptiste Nonat a laissé un testament dans lequel il demande que, chaque année, soit élue par le conseil municipal et le curé une « rosière », jeune fille méritante de la commune ; elle reçoit une somme d'argent en échange de laquelle elle est chargée d'entretenir la tombe de la famille Nonat et de faire dire une messe. Cette coutume persiste toujours.
  "L'Eglise remonte à la transition. C'est un vaisseau à trois nefs dont le bas-côté nord est éclairé par des baies romanes et celui du sud par des baies en ogive.
 La nef dont les piliers sont à tailloirs a une voûte ogivale à double tore. Le portail a dû être restauré dans un style ultérieur qu'on a mêlé au style de la transition, car s» double archivolte (XIIe) est surmontée d'une arche ornée de dents de scie XIIIe siècle. Les chapiteaux sont de cette dernière époque ; mais deux colonnettes sur quatre ont été amputées ou détériorées. Une géminée à lancette, du XIIIe siècle aussi, perce la façade de ce portail. Elle s'orne d'un tore. La chapelle du latéral nord appartient encore au Xllle siècle. Le sanctuaire, le chœur et la sacristie trahissent le XIV*. La porte de la sacristie est ornée d'un arc roman.

  On relève une statue en bois de saint Martin ; une piscine à l'abside ; un baptistère en pierre ayant la forme d'un bateau. Tout est plus ou moins ancien."
  Histoire générale illustrée des départements..., Seine-et-Marne : histoire des communes, guerres, seigneuries, anciens monuments, églises, châteaux.../             Maurice Pignard-Péguet,... -A. Gout (Orléans)-1911
La borne interdépartementale et interrégionale (de finage) de Fontaine-Fourches 
concrétise la limite des 3 départements, Aube, Seine-et-Marne et Yonne
et des 3 régions, Bourgogne, Champagne-Ardenne et Ile-de-France. 


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Puits
Typiques de la région, ces deux monolithes permettent la stabilité d'un treuil imposant. Depuis la margelle, le seau doit descendre à huit mètres pour atteindre la nappe phréatique.
Comme l'indique le nom du village, l'eau ne manque pas à Fontaine-Fourches. Elle affleure en quatre sources qui alimentent la rivière de l'Orvin : les « fonds de Gry » qui captent des eaux depuis Grange-le-Bocage, la source de Piétremont dont les nappes viennent de Courceaux et du lieu-dit Charreau « qui charrie l'eau », la fontaine Saint-Martin et la fontaine Jean Foin.

GOUAIX,
  note complémentaire :
Gouaix,
du latin « govesium », cépage de vigne à vin - prononcé encore très souvent, dans la contrée,"Goix"
  Cette prononciation est attestée dans le cartulaire de la bibliothèque de Provins
[p. 47, va (1283-84)], cité par M. d'Auriac, page 85, année 1926, du Bulletin de la Société d'Archéologie.Il y est écrit : " Pour aller Ii Gouvois, savoir[...]".
  Claude Haton, dans ses Mémoires d'histoire locale. de 1554 à 1582, écrit plusieurs fois Goix en citant le village.

 La terre de Gouaix est mentionnée pour la première fois au XIIe siècle. Il s'agit alors d'un village fortifié avec une motte féodale qui relève de l'archevêché de Sens. L'archevêque donne les revenus de l'église au chapitre de Bray, et la seigneurie appartient dès lors aux religieux de Saint-Père de Chartres puis au comte Eudes Ier de Champagne. Étienne de Provins, aumônier et chanoine de Saint-Quiriace, récupère au XIIIe siècle une partie de la seigneurie. René Accore, d'origine florentine, lui succède en achetant les seigneuries de Gouaix et de Flamboin. En 1269, il échange des terres et des biens avec Thibaut V, comte de Champagne. En 1292, ayant besoin d'argent, Philippe le Bel vend les biens du Florentin en son nom. Au début de la guerre de Cent Ans, le domaine passe à une branche de la famille Beaumont, puis aux mains de divers seigneurs dont les Du Tillet, famille du XVIe siècle. Les frères Du Tillet, dont l'un est greffier au Parlement de Paris et l'autre évêque de Meaux, se sentant étrangers dans leur pays, entreprennent des recherches historiques. Le greffier écrit alors six manuscrits dont l'un, Mémoires et Recherches touchant plusieurs choses mémorables pour l'intelligence de l'État et des affaires de France, est publié en 1577 et traduit deux ans plus tard en latin. Son frère publie Chronique abrégée des rois de France. La seigneurie appartient en 1774 à Pierre Bernard Nardot, fermier général qui émigre pendant la Révolution. Gouaix est un ancien village de vignerons, dont saint Vincent est le patron.

Eglise Saint-Savinien-et-Saint-Potencien
Cette église dotée de trois nefs a èté restaurée aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. Elle est à la collation du chapitre de Bray-sur-Seine. Comme beaucoup d'églises, elle est incendiée durant les guerres de Religion.

Pavillon d’entrée du château de Flamboin
XVIe siècle 
 À l'origine, le château de Flamboin est à la fois demeure seigneuriale, ferme et maison forte. Il remonte au moins à Guillaume Flotte, seigneur de Gouaix par mariage au XIVe siècle. Ruiné pendant la guerre de Cent Ans, il est reconstruit par les frères La Balue puis attaqué par des huguenots à deux reprises, en 1576 et 1581.
Ce pavillon d'entrée en est le seul vestige.
 Dans les communs se trouve une exploitation fromagère qui fabrique le « rambol », pâte de gruyère parfumée aux noix.

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GRAVON,
toponyme issu du latin populaire, grava, « endroit caillouteux au bord d'une rivière »
 
  Le territoire de Gravon est occupé depuis la Préhistoire, comme l'atteste la découverte d'enclos funéraires. Le site est également habité pendant la période gallo-romaine. Gravon est mentionné dés le XIe siècle. La maison des Barres est la première à posséder la seigneurie. En raison de l'accroissement de la population, le lieu est érigé en paroisse et la construction d'une église y est autorisée par l'archevêque de Sens au XIIe siècle. Dès le XIIIe siècle, Gravon est partagé en trois ou quatre fiefs. Au XVe siècle, Louis de Chalmaison acquiert une partie de la seigneurie, les deux autres parties appartenant à la famille de Villers et à Antoine de Vest. Louis de Chalmaison acquiert ces deux autres parts peu après, et possède ainsi les seigneuries de Gravon et de Balloy.
  Au XVIe siècle, Louise de Chalmaison apporte en dot la seigneurie de Gravon à Jacques de Saint-Perrier, seigneur de Villiers-Saint- George. Fin
XVIe, le chanoine de Richebois, trésorier de la collégiale de Bray-sur-Seine, est cité comme seigneur de Gravon.
  En 1650, deux tiers de Gravon appartiennent à la maison de Melun puis à Claude de Cherrière, seigneur d'Égligny, et enfin aux Turpin de Crissé. Le tiers restant appartient à Aloph de Vignancourt, seigneur de Balloy, puis passe par mariage à la famille de Viefville et enfin à Jean-Baptiste Hénin, qui le conserve jusqu'à la Révolution.
Gravon est l'une des rares communes à être complètement entourée d'eau.

Eglise Saint-Maurice
(datation XIIe siècle)
Cette église est construite sous le règne de la maison des Barres. Maurice, à laquelle elle est dédiée, est un soldat originaire d'Égypte, enrôlé dans l'armée romaine à la tête de la légion de Thèbes. Ayant refusé, comme ses compagnons, de renier sa foi pour embrasser le culte des dieux romains, il est massacré vers 287 sur l'ordre de l'empereur Maximien. Saint Maurice, l'un des rares saints noirs de l'hagiographie chrétienne, est le patron des chevaliers et des soldats. 
              

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 GRISY-SUR-SEINE,
 toponyme issu de l'anthroponyme latin Grisius

  Le village est mentionné dès le XIe siècle. Au XIIIe siècle, il s'agit d'une petite paroisse du diocèse de Sens. La terre de Grisy est alors partagée en deux seigneuries, qui dépendent de la baronnie de Bray. Vers 1320, une partie de Grisy appartient à Odouart de Saint-Pregts qui la transmet à son fils Philippe. Plusieurs familles se succèdent sur ce domaine. Au XVIe siècle, la seigneurie passe d'Antoine de Montdragon à Alain de Madeil, seigneur d'Athis. L'autre seigneurie appartient en 1300 à Jean Camuet, qui la vend à Jean de Maisière, conseiller du roi. Vers 1540, elle passe à Eymery d'Orgemont. Son fils en fait échange avec François de Kernevenay, dit Carnavalet, seigneur de Noyen. À la mort de ce dernier en 1571, ses biens reviennent à sa femme madame de la Beaume-Montrevel. Au XVIIIe siècle, l'un de ses descendants, Ferdinand de la Baume, comte de Montrevel, achète à la famille Réaulx, descendante par succession d'Alain de Madeil, l'autre partie de Grisy. Louis de Montrevel vend la seigneurie réunifiée à la famille de Montchal qui la conserve jusqu'à la Révolution. Le fief du Haut-Champ et du Coulombier appartient en 1771 à François-Louis, marquis des Réaulx.
  Du milieu du XVIIIe au début du XIXe siècle, la commune exploite une carrière d'argile, à l'emplacement de la mare de Grisy.
 
Eglise Saint-Loup-et-Saint-Pregts
L'ancienne église paroissiale, éloignée du village, était autrefois connue pour le pèlerinage de Saint Loup.
 En 1853, un curé nommé Darras la fait transférer dans le village même de Grisy-sur-Seine. 
La reconstruction de l'église, dans le goût du XIVe siècle, bénéficie de l'aide du comte de Bombelle, alors propriétaire de la ferme d'Isle.
 

La ferme d'Isle
Vers 1830, la ferme d'Isle, sur le fief de l'Isle, appartient au baron de Macklot qui la vend au comte de Bombelle, troisième mari de Marie-Louise d'Autriche, elle-même deuxième épouse de Napoléon Bonaparte. Le corps du comte de Bombelle est rapatrié après sa mort et enterré dans sa propriété.
Cette dernière est vendue par ses héritiers en 1865 au Dr Mercier de Paris, qui la vend à son tour en 1887 à MM.Nourrit et Plessis.
Sur ce fief se trouvaient autrefois un château et une chapelle seigneuriale.


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 HERME,
toponyme issuprobablement, du dieu Hermès

 Le territoire d'Hermé semble être occupé dès la fin de l'âge du bronze, selon des fouilles effectuées à partir de 1961 qui mettent au jour enclos circulaire, fosses et fragments de céramique. Hermé est mentionné pour la première fois au XIIe siècle, et la Motte-Bonneau en 1249. La seigneurie relève de l'archevêque de Sens, avant d'être érigée en baronnie. Elle dépend alors de la grosse tour de Provins. En 1284, en raison de son appartenance à la Champagne, Hermé est réuni à la couronne de France. À la fin du XIVe siècle, la seigneurie est annexée par le chevalier Morelet de Montmor, seigneur de Gouaix. En 1506, elle revient par dot à Claude Brinon. Différents seigneurs se succèdent jusqu'à l'arrivée, en 1695, de François Mascrany, originaire de Suisse. L'un de ses descendants aurait fait construire le château. Pendant la Révolution, la terre d'Hermé devient bien national. Claude-Joseph, fils de Jacques de Clermont-Saint-Jean et de Louise-Adélaïde Mascrany, rachète la terre d'Hermé qui passe par mariage, en 1835, au marquis Ernest de Prunelé.
Ferme de l’ancien château
(Datation XVIIIe-XXe siècle)
 
Louis de Mascrany, fils de François (1733-1797), chevalier de Malte, fait sans doute édifier le château ainsi que ses dépendances, dont cette ferme. Le château d'Hermé, en ruines, est démoli au début de l'année 1999.

 
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JAULNES,
 toponyme issu, peut-être, de Jalnua, déesse gauloise
Le site de Jaulnes est occupé à l'époque antique, comme l'indique la présence de la voie romaine du Perré ouverte pour permettre aux troupes de Jules César de passer directement de Sens à La Ferté-sous-Jouarre. Cette voie fait partie de celle qui relie Lyon à Boulogne-sur-Mer. Les Romains fortifient le village. Jaulnes est mentionné dès le VIIIe siècle. À l'époque de Charlemagne, Bray dépend de Jaulnes. En 841, les petits-fils de Charlemagne, Lothaire d'un côté et ses frères Louis le Germanique et Charles le Chauve de l'autre, entrent en conflit au sujet de modalités de succession. Les combats se déroulent à Jaulnes, qui est dévasté. Lorsque Bouchard vient prendre possession de sa baronnie, il choisit Bray au détriment de Jaulnes, quasiment détruit. 
 A consulter sur le site : 
DOCUMENTS.Histoire.Jaulnes_1.le site de Jaulnes
DOCUMENTS.Histoire.Jaulnes_2.la bataille des.fossés
DOCUMENTS.Histoire.Jaulnes_3.la noblesse utérine
DOCUMENTS.Histoire.Jaulnes_4.le.veritable.emplacement.de.la.bataille.de.Fontanetum
DOCUMENTS.Histoire.Jaulnes_5.la seigneurie de Villeceaux
DOCUMENTS.Histoire.Jaulnes_6.Le.chateau.de.Villeceaux.illustrations
 
Eglise Saint-Pierre-et-Saint-Lié
 
Cet édifice a été restauré au XIXesiècle par le baron des Graviers. 
Saint Pierre, premier patron de l'église, est le premier des 12 apôtres à suivre Jésus. 
Le second patron, saint Lié, provient probablement de la titulature d'une chapelle autrefois située non loin de Jaulnes. Saint Lié, alors fêté 
le 17 mai, est sans doute un martyr.
l'église sur le site "Monumentum"

       Château de Villeceaux
A l'origine, le fief de Villeceaux ne fait pas partie de la seigneurie de Jaulnes. Il est indépendant et relève de la Grosse Tour de Bray. Del Bene*, d'origine florentine, acquiert cette terre de Nicolas Jammes, seigneur en 1577. Il y fait commencer la construction du château, achevée par ses descendants. En 1720 environ, deux ailes y sont ajoutées. Deux tourelles sont détruites pendant la Révolution. Le parterre du parc est sans doute dessiné selon les plans de Le Nôtre.

*NDR:La famille DEL BENE (d'ELBENE) page à consulter
 A consulter sur le site : DOCUMENTS.Histoire.Jaulnes_5.la seigneurie de Villeceaux
                                              DOCUMENTS.Histoire.Jaulnes_6.Le.chateau.de.Villeceaux.illustrations
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 MELZ-SUR-SEINE,
Etymologie : non élucidée
 note complémentaire - ajout personnel :
 Le latin melius a donné melz en ancien français ; puis mielz mais aussi miels, mialz ou mieulx.

 "Mieux", superlatif de "bien", est attesté dès le début du XIIIe siècle. Melz selon toute vraisemblance, était donc le meilleur endroit pour s'établir en bord de Seine.
  Melz pourrait être aussi issu du mot malt (en allemand malz), céréale germée nécessaire à la confection de la bière;  une filiation historique relative à la culture de cette céréale serait néanmoins à attester, tant l'apparentement linguistique est peu crédible.


Melz est une fondation du XIIe siècle. En 1137 l'archevêque de Sens cède à l'abbé d'Essommes la collation de la cure. Deux prieurés, celui de la Fontaine-aux-Bois, et celui de Saint-Barthélemy-du-Buisson, détruit lors des Guerres de Religion, s'implantent également dans le village. Au XVIIIe siècle, Guillaume Louis du Tillet, dernier évêque d'Orange, et haute figure ecclésiastique de son temps, décède à Melz, son village natal. À la même époque, la seigneurie de Melz appartient à Joseph-Marie Terray, contrôleur général des finances de Louis XV. Il détient également le fief de la Motte-Tilly (Aube), commune voisine.
                                 
 
Eglise Saint-Phal, Melz-sur-Seine
 
 
L'église originelle, très remaniée 
aux XVIIe et XVIIIe siècles, est rasée, à l'exception de la sacris- tie, en 1898. 
L'état de l'édifice conduit alors la municipalité à cette extrémité. 
Des dons abondants permettent sa reconstruction. 
Des éléments de l'ancienne église sont réutilisés pour la décoration, notamment l'autel, les lambris, et les vitraux.
 


MONTIGNY-LE-GUESDIER - [commune non traitée sur le site "détection77"]
note complémentaire personnelle : 
Etymologie : Les "Montigny" viennent tous de Montaniacum, formé avec le suffixe d'origine gauloise -acum.
 Montigny-le-Guesdier est composé de deux termes :
 - le premier pourrait signfier donc "montagne couverte de gros bois", soit faire référence à un anthroponyme noble Montanus et signifier  "domaine de Montanus".
 - le deuxième« guède*», autrefois «vouède»,(waide en picard) dérive d'une racine germanique (woad en
 anglais et waid en allemand), issue du latin glastum.
 *La guède est une plante bisannuelle de la famille des Brassicacées. Isatis tinctoria,  qui appartient à la famille des choux, radis, colza, est connue depuis la plus Haute Antiquité; elle servait, accessoirement, de plante fourragère ou oléagineuse.C'était la principale teinture pour obtenir des draps de couleur froide( bleu, noir, vert ou violet). On l'appelait "waide" en Picardie et "pastel" dans le midi toulousain (le Lauragais, surnommé pays de Cocagne** car le pastel est parfois aggloméré en boules nommées « coques » ou « coquaignes* » qui firent la fortune de cette région).
** Cocagne : l’étymologie du nom est très discutée :
- dans beaucoup de langues européennes, il désigne un pays d’abondance dont le mythe se situerait entre le XIIe et le XIVe siècle.
- le terme "coquaigne", d’origine obscure, pourrait provenir de mots hérités du latin « coquere », « cuisiner » (par exemple l’anglais « to cook ») ou bien d’autres mots germaniques désignant les gâteaux, comme l’anglais « cake », le wallon « couque », etc.
 Les habitants sont appelés les Espagnols : en effet " quand Thibaud IV fut roi de Navarre en 1234, des colonies ibériques s'installèrent à proximité de Nogent-sur-
Seine, à Montigny-le-Guesdier, à Villeneuve-aux-Riches- Hommes (Aube) et à Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes (Yonne). Aussi les vocables « Riches-Hommes » recouvrent-ils directement les termes "Ricos Hombres" issus du vocabulaire de la noblesse espagnole". extrait de :
LES COLONIES IBERIQUES DANS L'AUBE ET DANS L'YONNE
 "L'Espagne & la Champagne"
 sur la page La Bassée - histoire régionale
 
A consulter, sur le site <fontaine-fourches.com>, les documents historiques concernant Montigny-le-Guesdier

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 MOUSSEAUX-lès-BRAY,
du latin mons, « colline »

La terre de Mousseaux-lès-Bray est citée pour la première fois au XIIe siècle. Elle appartient d'abord au chapitre de l'archevêché de Sens. Dès le XVIIe siècle, l'histoire de Mousseaux-lès-Bray se confond avec celle de Bray-sur-Seine, puisque la seigneurie appartient à la maison des Mortemart, dernière famille à posséder la baronnie de Bray ainsi que le marquisat d'Éverly jusqu'à la Révolution.
 Jusqu'à la seconde moitié du XXe siècle, les productions des maraîchers de Mousseaux-lès-Bray « choux, choux-fleurs, artichauts, asperges, oignons, poireaux' » sont acheminées, en partie, à Paris. Outre ces cultures, les agriculteurs produisent également des céréales et des betteraves. À la fin du XXe siècle, la commune comptent encore deux maraîchers et un horticulteur

 
Eglise Saint-Maur
 
Datant du XIIe siècle, la première église est construite avec les matériaux provenant de la chapelle de Briolle, ancien hameau de Mousseaux-lès-Bray. 
 En 1814, les cosaques détruisent en partie l'église en la brûlant. Une quinzaine de maisons subissent le même sort.  
L'église est restaurée quelques années plus tard, et le curé doyen de Bray-sur-Seine la bénit en 1828. 
Le premier patron, saint Maur, aurait introduit le monachisme bénédictin en Gaule. 
Il est invoqué contre les douleurs des membres et des articulations.  

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MOUY-SUR-SEINE,
de l'anthroponyme latin Mosis, et du suffixe -cum, « domaine de »
 
Mentionnée pour la première fois au XIe siècle, la terre de Mouy-sur-Seine relève de l'archevêque de Sens, qui la donne au chapitre de la cathédrale. Pour le culte, elle dépend du prieuré de Saint-Sauveur-les-Bray. À l'origine, l'agglomération est située à l'emplacement de l'actuel hameau du Vieux-Mouy. Mouy-sur-Seine appartient longtemps à la baronnie de Bray, à l'exception d'une courte période durant laquelle il est rattaché au marquisat d'Éverly. L'église d'origine, construite au Vieux-Mouy, est détruite par les Anglais. Une église (I. S. M. H. 1928) est construite en 1767 pour remplacer la chapelle de Mouy trop souvent menacée d'inondation par la Seine. Pendant la durée des travaux, les habitants se rendent à la chapelle Saint-Antoine de Bray-sur-Seine. Monsieur Chevalier, doyen de Bray-sur-Seine, bénit l'édifice le 10 novembre 1768. À partir de cette date, le village se développe autour de sa nouvelle église et les habitants conservent le droit de traverser le pont pour se réfugier dans les enceintes de Bray-sur-Seine, en cas de guerre. Dans les années 1830, l'église sert uniquement pour les jours de fête.
 
                                  Silos et port
Les silos du port du Vieux-Mouy se trouvent précisément à l'emplacement de l'église médiévale détruite par la grande inondation de 1493. Entre le 27 janvier et le 25 mars, les habitants périssent en grand nombre et le pont médiéval est détruit. Bien que le village, construit en terre comme dans toute la Bassée, ne puisse pas vraiment s'étendre du fait de l'omniprésence de l'eau, sa position en tête de pont lui concède certains privilèges, comme le chargement du bois. Avant l'aménagement industriel des silos, les premières cartes postales touristiques vantent l'attrait du lieu : « le bief du Vieux-Mouy à 10 minutes de Bray. Un chemin ravissant et ombragé y accède. Endroit idéal pour bains froids:eau limpide ; sable fin ; sécurité absolue pour les enfants. »

  
NOYEN-sur-SEINE - [commune non traitée sur le site "détection77"]
 note complémentaire :
 
     L’étymologie, communément relayée, voudrait, à tort, que Noyen (-sur_Seine) soit issu, comme tous les Noyon (Nouvion, Nyons, Nogent), de " noviomagus" : nouveau marché [ soit = gaul. adj. novio- « nouveau » +ó-magos « champ de foire - marché » -ovio- devenant -oyo- ]. L’évolution phonétique, soutenue par la graphie, atteste une autre filiation : « Novionum, XIe s., Nojon, 1134, de Noien, 1152, Neun, v. 1201, Noains, Noan, v. 1222   : = idem.*
* Toponymie générale de la France : Tome 1, Formations préceltiques, celtiques, romanes : étymologie de 35000 noms de lieux. Droz 1990. Ernest Nègre
 
  Le premier seigneur mentionné est Guillaume de Noyen en 1400.
  Puis vint François de Kernevenoy (1520-1571), sieur de Kernevenoy (alias Karnevenay, Carnavalet) et de Noïon (Noyen-sur-Seine), chevalier de l'ordre du Roi (Ordre de Saint-Michel), gouverneur et superintendant des personnes et maison de Monseigneur le duc d'Anjou (futur Henri III roi de France). Prévôt de Plouec en 1567, il fut en relation avec l'imprimeur Galliot du Pré, issu de la famille nantaise des Larcher et très lié au milieu humaniste, entre autres avec Montaigne et Ronsard.
Marié en premières nocesà Anne Hurault, puis, en 1566, en secondes noces, à Françoise de La Baulme (+ 1608), comtesse de Montreuil (Montrevel), dame d'honneur des reines Louise de Lorraine et Catherine de Médicis.

 Selon Félix Pascal (Dr E.-H.-Félix), Histoire topographique, politique, physique et statistique du département de Seine-et-Marne, p. 312 :
  "Le nom de ce village vient-il de nucetum qui signifierait un endroit planté de noyers, ou de noa ou noda, qui désigne un lieu aquatique? L'une et l'autre de ces étvmologies peuvent être admises.
  Le village dont il s'agit s'élève sur la rive gauche de la Seine qui décrit sur ce point une anse considérable dont les deux extrémités réunies forment une presqu'île de quelque étendue.
 L'église était un prieuré-cure sous l'invocation de saint Blaise et de la sainte Vierge. Elle est placée à l'orient du village ; plus loin se trouve le château, d'une élégante structure, avec son parc qui s'étend à l'est et que borde le fleuve. La famille Tudillet a possédé la seigneurie de celte commune ; en 1552, Jean Tudillet, onzième du nom, était seigneur de Noyen.

  Le hameau des Pieds-Cornus est à l'ouest sur la même rive de la Seine ; et au sud, près de la route de Mézières à Orléans, celui des Perches ; de l'autre côté du fleuve que l’on passe sur un bac, au nord-ouest, Port-Montain, et à l'ouest VésouL Sur cette partie du territoire on trouve encore un petit bois dit le bois des Bas-Buis.
  Les autres productions sont des grains et des pâturages. Ce village est à deux lieues nord-est de Bray-sur-Seine, à trois lieues de Provins, et à treize lieues à l’est de Melun. Sa population est de près de 500 habitans.
"
 
A consulter, sur le site <fontaine-fourches.com>, les documents historiques concernant Noyen-sur-Seine

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LES ORMES-SUR-VOULZIE,
 note complémentaire : du nom de l’orme très présent sur le territoire et de la rivière.
 
Les chanoines de Saint-Quiriace de Provins acquièrent la terre des Ormes-sur-Voulzie de l'archevêché de Sens. La paroisse est divisée en deux parties par le chemin perré. La première, le fief de Moulin-d'Ocle, appartient à Challemaison. La deuxième, la seigneurie de Couture, dépend de la paroisse de Paroy jusqu'au XVe siècle. Sur une motte de cette deuxième seigneurie est établi un château qui défend la route de Bray-sur-Seine. En 1529, la propriété appartient à Jean de Briçonnet, conseiller d'État et trésorier général. Elle passe ensuite entre les mains de plusieurs autres seigneurs jusqu'à la fin du siècle, où elle est vendue au seigneur d'Éverly. Au début du XVIe siècle, Gabriel de la Vallée, seigneur d'Éverly, acquiert le fief de Moulin-d'Ocle. Les deux seigneuries appartiennent alors au même seigneur. Une chapelle entourée d'un cimetière est construite entre Moulin-d'Ocle et Couture dès le XIIe siècle, au nord d'un champ d'ormes. Le village des Ormes se développe autour de cette chapelle. Le château de Couture étant détruit par un incendie, le hameau de Moulin-d'Ocle prend de l'importance et s'étend vers les Ormes. En 1640 est ainsi créée la paroisse des Ormes. Jusqu'à la Révolution, la terre des Ormes reste sous la dépendance de Saint-Quiriace.
Eglise Notre-Dame-de-l’Assomption, Les Ormes-sur-Voulzie

Eglise Notre-Dame-de-l’Assomption Datation1574
 
Avant le XIIesiècle, les habitants du hameau de Moulin-d'Ocle vont à l'église de Chalmaison, paroisse dont ils dépendent. La Voulzie débordant fréquemment, le trajet est souvent difficilement praticable et les habitants de Moulin-d'Ocle demandent l'autorisation de construire une chapelle. Cette autorisation leur est accordée par l'archevêché de Sens, et une chapelle est édifiée entre les hameaux du Moulin-d'Ocle et de Couture. Détruite par les huguenots en 1567, cette chapelle est remplacée par l'église actuelle. Le clocher est une adjonction postérieure.

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PASSY-SUR-SEINE,
 toponyme issu de l'anthroponyme latin Paccius
 
  Passy, qui est la plus petite commune de Seine-et-Marne, est mentionné pour la première fois au XIe siècle.
  Au XVIe siècle, Jean IV de Veelu, alors seigneur de Baby et de Balloy, acquiert la terre de Passy-sur-Seine. Il en est le premier seigneur connu et y fait bâtir un château. La famille Veelu possède la seigneurie de Passy jusqu'au début du XVIIIe siècle.
  En 1722, Claude Leblanc est mentionné comme propriétaire de ce fief. Sa fille Louise-Madeleine, épouse du marquis de Trainel, hérite de la seigneurie. Quelques années après sa mort, ses héritiers vendent la seigneurie de Passy à Antoine François Devouges de Chanteclair dont la famille possède le domaine jusqu'à la Révolution. 

La description du livre terrier rédigé de 1773 à 1775 est la suivante : « Premièrement, le château et maison seigneuriale de Passy formant un carré long couvert d'ardoises, grande cour et autres bâtiments couverts en tuiles, et bâtis à l'entrée de la cour l'ancien pont-levis avec deux pavillons, un dans chaque angle dont celui côté du midi [à droite sur la gravure] est le colombier. Le tout entouré de fossés emplis d'eau vive. La ferme du château bâtie dans l'avant-cour, formant deux ailes' ». Jean IV de Veelu, concepteur et propriétaire du château, est alors lieutenant du roi au gouvernement de Sens. Fils de Jean III de Veelu, il épouse Marguerite de Bierne en 1543.
additif trouvé sur le site :  les Seigneurs de Morsains.

Pavillon sud du château, Passy-sur-Seine  
  Ce bâtiment est le seul vestige du château de Passy construit sous Jean IV de Veelu. 
  À l'origine, il mesure 70 mètres de façade.
 Il comprend, alors, un corps principal et deux pavillons, dont seul le pavillon sud subsiste. 
Le reste est sans doute incendié. 
 Cet édifice aurait été fréquenté par la commanderie des chevaliers de Malte.

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SAINT-SAUVEUR-lès-BRAY,
 de l'abbaye Saint-Sauveur

Le territoire de la commune est sans doute occupé dès l'âge du Bronze. Saint-Sauveur est cité pour la première fois en tant que prieuré dans une charte de Lothaire datant de 958. Le monastère de Saint-Sauveur est fondé sur cette terre marécageuse par Bouchard I de Montmorency, baron de Bray-sur-Seine, et sa femme Hildegarde. Bouchard y apporte les reliques de saint Paterne, et y ajoute celles de saint Pavace qu'il ramène d'Angleterre avec l'assentiment de son oncle Edred, roi de ce pays. Ce dernier le fait accompagner par les moines de Persora chargés de servir Dieu dans le monastère de Saint-Sauveur. En 1387, le monastère est érigé en prieuré et le village devient paroisse. Le prieuré est administré sous le contrôle de l'archevêque de Sens. En 1403, Saint-Sauveur est érigé en commune. À l'époque de la Ligue, vers 1580, les moines du prieuré sont attaqués par les partisans de la religion dite « réformée » qui investissent le lieu. Ces derniers sont à leur tour surpris par les troupes du duc de Guise qui pendent les deux chefs et massacrent à coups de pierres le reste du groupe.
 

 

 

Eglise Saint-Sauveur
 
L'édifice actuel, béni en 1837, est bâti avec les matériaux de l'ancienne église datant du XIVe siècle, mais démolie en 1808. 
Sa cloche du XIVe siècle est réputée pour être la plus ancienne de Seine-et-Marne. L'église est dédiée à saint Paterne et à saint Pavace. Saint Paterne, martyr, est massacré à coups de pierres par des voleurs sur la route de Sergines.

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LA TOMBE, 
 du latin tumulus, « la butte »

 
Dans la Gaule romaine, bassos signifie « le bas pays » et tumba désigne « la butte » séparant la Seine de l'Yonne, avant le confluent. Vers 772, Charlemagne fait de La Tombe un fief dont il confie la seigneurie à l'abbesse de Faremoutiers. Sur la rive gauche du fleuve, l'abbesse fonde un prieuré dédié à Notre-Dame, autour duquel se groupent les chaumières des manants. La communauté religieuse est dissoute en 1350, à la suite de l'épidémie de peste noire. Demeurant « dame de Latombe », l'abbesse continue d'exercer ses droits sur le fief, et le prieuré prend le nom de « grange de Faremoutiers ». En 1404, une assemblée de notables se tient à La Tombe en vue de trouver un arrangement entre le Dauphin et le duc de Bourgogne. Ce dernier est assassiné en 1419 sur le pont de Montereau. Jusqu'à la Révolution, la paroisse relève de l'archevêché de Sens. Mais, à partir de 1790, la commune fait partie du district de Provins. Un grand bourgeois parisien, Louis Jeunesse, devient alors propriétaire des anciennes terres féodales. Après la bataille de Montereau le 18 février 1814, le village est pillé par l'armée wurtembergeoise en déroute. L'exode paysan et la Première Guerre mondiale le dépeuplent ensuite. 

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VILLENAUXE -LA-PETITE[commune non traitée sur le site "détection77"]
 
Etymologie : de l’anthroponyme gaulois Vellaunos, ou du latin « villa », domaine, et « novus », neuf

  Histoire topographique, politique, physique et statistique du département de Seine et Marne  Par E H Félix Pascal  1836
 [...]   IV Canton de BRAY-SUR-SEINE Pages 317-318               17 VILLENAUXE-LA-PETITE                                                                      
  "On a donné à ce village le nom de Villenauxe-la-Petite par opposition à celui d’un autre lieu placé sur les confins du départe- ment de l’Aube, que l’on appelle Villenauxe-la-Grande. Il est nommé dans les anciens actes Villanoxia, Vilonixa, Ville-Nausse.
  La seigneurie appartenait au chapitre de l’église métropolitaine de Sens. En 1555, Pierre Darie, curé, et les habitans de Villenausse assistèrent par procureur à la rédaction de la coutume de Sens.     Ce village est situé dans un vallon, à une lieue et demie à l’est de Bray-sur-Seine, à cinq lieues au sud de Provins, et a treize lieues à l est de Melun. L’église est un édifice du XIVe siècle et l’on remarque dans le village la ferme appelée le Verger dont l’entourage de fossés remplis d’eau, le pont, actuellement en pierre, seule entrée par laquelle on puisse y parvenir, annoncent un antique manoir féodal que les temps ont ramené à de plus simples destinations.
Le ruisseau appelé Ru du Moulin, qui prend sa source à Villenauxe, va se jeter dans la Seine à une lieue au-dessus de Bray, après avoir fait tourner le moulin dit des Hauts Fossés, qui dépend de la commune au nord de laquelle il est placé, près de la route de Mézières à Orléans.
  A l’est de ce moulin, sur le bord du fleuve, est l’ancien château de Toussac qui joint à l’agrément de sa magnifique position, l’avantage d’avoir de très belles eaux vives. Il y avait dans ce château une chapelle sous l’invocation de saint Louis, dans laquelle on célébrait habituellement la messe.     
   Au nord est de Villenauxe on trouve le hameau de Vernoy, et dans la plaine, au sud-ouest, celui de Villiers-sur-Terre qui doit son surnom à sa position ; ce qui sert à le distinguer de la commune de Villiers-sur-Seine qui est dans le voisinage. Villiers-sur-Terre était le siège d’une justice prévôtale qui appartenait aux chanoines de Sens. La dernière dépendance de cette commune dont il nous reste à parler est le hameau des Briottes, situé au sud-est de Villenauxe. La famille Lefèvre en possédait la seigneurie. "

A consulter, sur le site <fontaine-fourches.com>
   Documents historiques concernant Villenauxe-la petite
Et compléments : Villenauxe-la-Petite : L'église
                         Villenauxe-la-Petite : Le château de Toussacq
                         Villenauxe-la-Petite : La ferme de Toussacq aujourd'hui 


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VIILLIERS-SUR-SEINE
,

note personnelle  joutée : du latin « villa », domaine
 
Villiers-sur-Seine est cité pour la première fois au XIIIe siècle, mais son territoire est habité au moins à partir de l'époque gallo-romaine. Relevant tout d'abord de l'archevêché de Sens, la terre de Villiers appartient au marquisat de Trainel, dont la famille des Ursins est longtemps propriétaire. En 1758, Claude II des Ursins et sa femme vendent les terres et seigneuries de Villiers à l'abbé Terray. Les seigneuries d'Athis et de Villiers sont distinctes à l'origine. Cependant, elles appartiennent parfois au même seigneur. La famille Madeil acquiert le domaine d'Athis durant la guerre de Cent Ans. Au XVIe siècle, Alain de Madeil, fils d'Edme de Madeil, s'engage aux côtés du duc de Guise. En 1570, il acquiert de son beau-frère de Montdragon la moitié de la terre de Grisy-Saint-Pregts. Son fils Louis hérite de son domaine. En 1587, celui-ci achète le château de la Motte Tilly (Aube). Jacqueline de Madeil, l'une des filles de Louis, lègue à son beau-fils, Gabriel des Réaux, les terres d'Athis et de Grisy-Saint-Pregts ainsi que la Motte Tilly. Au milieu du XVIIe siècle, les descendants de Réaux vendent la moitié des terres de Grisy-Saint-Pregts au seigneur de Noyen. En 1747, ils vendent la seigneurie d'Athis et La Motte Tilly à la famille Terray. Pierre Terray devient alors seigneur d'Athis et son frère, l'abbé Terray, seigneur de la Motte Tilly. Antoine Jean Terray hérite de son père Pierre et de son oncle les terres de Villiers, d'Athis et de La Motte-Tilly. Les seigneuries d'Athis et de Villiers sont alors réunies définitivement. Ayant fait construire une tour attenante à sa maison, Anatole Just Gomets réside à Villiers-sur-Seine de 1860 jusqu'à sa mort en 1916.
  
Eglise Saint-Aignan
 
(Datation XVIe siècle)
 
L'église primitive, sans doute construiteau XIIe siècle, fut brûlée par les huguenots en 1567. Né en 391, Saint Aignan devint évêque d'Orléans. 
Il sauva la ville investie par Attila au milieu du Ve siècle, avec le renfort d'Actius.

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VILLUIS,
du latin villa, « domaine »

Villuis est mentionné dès le XIe siècle. Il s'agit d'une terre seigneuriale longtemps possédée par l'archevêque de Sens. Les maisons se construisent d'abord entre le château féodal et l'église Saint-Martin, à l'ouest du ru. Une chapelle Saint-Michel, qui s'installe à la source, est unie à l'abbaye parisienne de Saint-Germain-des-Prés. La moinerie, à l'est, dépend des Augustins de Saint-Jean-lès-Sens. Au XVIe siècle, Abel de Vilers, seigneur de Vimpelles depuis 1559, est également seigneur de Villuis. Au XVIIIe siècle, Villuis appartient à la famille Boutevreille.
 Eglise Saint-Martin
La partie la plus ancienne de l'église est le petit portail sans porche et la porte du clocher.
En 370, Martin, évêque de Tours, est moine au monastère de Marmoutier, qui devient l'un des plus grands d'Occident. Il est surnommé « l'apôtre des Gaules » car il convertit une grande partie de la population. Saint Martin est le patron des soldats, des cavaliers, des drapiers, des fourreurs et des tailleurs. Il est également l'un des patrons de la monarchie française, avec saint Denis et Saint Louis.

Borne de seigneurie
La pérennité des structures seigneuriales se poursuit à travers les paroisses, embryons des communautés villageoises qui deviennent généralement communes après la Révolution. 
À Villuis, quatre ou cinq bornes délimitent encore la circonscription administrative. 
Celle-ci, située entre Villuis et Courceaux, présente sur sa face est une clef qui symbolise certainement la limite du territoire entre la châtellenie de Bray où se trouvent Villuis et 
la châtellenie de Trainel, sa voisine à l'est. 
Une incision longitudinale traverse le chef de la borne, indiquant l'orientation nord-sud de la limite de châtellenie qui se poursuit au sud jusqu'à la vallée de l'Oreuse et au nord jusqu'à la Seine.

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Les 15 communes du Canton de Donnemarie-Dontilly

Châtenay-sur-Seine,  
 du latin castanelum, « châtaigneraie »

 

Dès 3200 av. J.-C., les chasséens s'installent dans un méandre de la Seine qu'ils barrent d'un fossé. Ils y exercent des activités d'élevage et de pêche. Leur succèdent les défricheurs de la civilisation de Seine-Oise-Marne, entre 2500 et 2000 av. J.-C. L'occupation à l'âge du fer est attestée par la présence d'une nécropole aux tumuli ronds ou carrés ceints d'un fossé.
À l'époque romaine, l'habitat se fixe en deux pôles proches, Châtenay et Chaupry. Châtenay contrôle la voie au nord de la Seine dite de Chantemerle, entre le ru de Suby et la Vieille-Seine ; Chaupry, de l'autre côté du ru, est développé autour de ses trois sources. Dès le milieu du Xe siècle, le réseau féodal s'organise dans la châtellenie de Bray, et le village est géré par la mairie d'Égligny.
En 1105, les climats* sont divisés par le sire Hilduin ; le hameau du Plessis-au-Benoist, probablement construit aux XIIe et XIIIe siècles, se développe à proximité de son manoir. Châtenay est érigé en paroisse au XIVe siècle. Le village est meurtri par le passage des huguenots en 1567. L'exploitation de la châtaigneraie constituait une activité importante, comme en témoigne l'existence de la confrérie de Saint-Hubert.
 Un climat recouvre une entité naturelle divisée en parcelles délimitées par un mur ou un chemin. En Bourgogne, c'est un petit vignoble (appelé aussi souvent "clos".
L’église de Chatenay
Une chapelle existe déjà sur ce site dès le VIIe siècle, comme l'atteste la découverte de sarcophages mérovingiens. Les chapiteaux à crochets, sculptés de visages, sont les seuls vestiges du chœur à chevet plat du XIIIe siècle ; cette disposition avait probablement été influencée par la proximité de l'abbaye de Preuilly, cinquième fille de Citeaux.En 1387, l'église est bénie et érigée en paroisse ; elle comporte alors deux nefs. Le bas-côté nord est reconstruit en 1587, l'édifice ayant été endommagé par les armées de Condé.
En 1387, l'église est bénie et érigée en paroisse ; elle comporte alors deux nefs. Le bas-côté nord est reconstruit en 1587, l'édifice ayant été endommagé par les armées de Condé. Le prieur de Sainte-Colombe aménage ensuite une chapelle au nord-est, tandis que le seigneur de Châtenay en fait construire une au nord-ouest. Le clocher est édifié en 1636.
En 1679, l'église menace de s'écrouler et d'importants travaux sont entrepris, notamment pour la couverture de la nef : les religieux de Sainte-Colombe en financent une partie grâce aux offrandes versées par les fidèles du diocèse de Sens lors de l'exposition des reliques de Saint-Loup. L'occulus du pignon est ouvert en 1744, lors d'une seconde campagne de restauration. L'église dépend de l'évêché de Sens et du doyenné de Montereau jusqu'à la Révolution.


Prieuré de la chapelle
Le prieuré, fondé par des moines bénédictins de l'abbaye Sainte-Colombe de Sens, est cité dans un diplôme de 827 décrivant l'archevêché de Sens. Il représente une seigneurie importante de Châtenay, appelée la Chapelle Notre-Dame-sur-Seine, qui a droit de haute, moyenne et basse justice et de tabellionnage. Vers 1300, Simon de Beaulieu, membre de la maison de Châtillon, confie le service de la paroisse aux moines. Les revenus du prieuré sont aux deux tiers pour les moines et au tiers pour l'abbé. En 1712, l'abbé loue sa part et son droit de pêche dans le petit bras de Seine, la rivière passant au pied du bâtiment de la basse-cour. Des dépendances du prieuré, seule subsiste la grange aux dîmes ; le moulin à eau, utilisé jusqu'au début du XXe siècle, a été rasé.
 
                   
                   Ferme à Macquin  
Cette demeure s'élève probablement à l'emplacement d'une ancienne motte castrale. Elle est alors protégée au nord par le ru de Suby et au sud par la Vieille Seine. La seigneurie de Châtenay appartient pendant un temps à la famille Turgot. L'un de ses membres, Michel-Étienne, est prévôt des marchands de Paris de 1729 à 1740. Son fils, Anne-Robert-Jacques Turgot (1727-1781), est intendant en 1761, contrôleur général en 1774 puis ministre des Finances de Louis XVI : passionné de sciences et constamment à la recherche du bien public, il possède une âme forte que rien ne peut écarter de la justice. En 1769, le château est affermé avec plus de 542 arpents à un membre de la famille Macquin, d'origine écossaise. La demeure appartient désormais à ses descendants.

Trésor monétaire, Châtenay-sur-Seine

Le trésor regroupe plusieurs pièces de monnaie émises lors de la première vague d'invasions germaniques en Gaule, entre 235 et 284. Certaines d'entre elles sont frappées à l'effigie de généraux romains, proclamés empereurs par leurs armées. Sont ainsi conservées 14 monnaies de Gordien (238-244) qui détourne l'ardeur de troupes auxiliaires de Goths sur la Mésopotamie ; 8 de Philippe l'Arabe (244-249), fils d'un cheik qui célèbre le millième anniversaire de la fondation de Rome avant d'être assassiné ; 4 de Dèce (249-251), général d'origine illyrienne qui déclenche la première persécution générale des chrétiens avant d'être tué au combat contre les Goths ; 6 de Trebonius Gallus (251-253) qui conclut la paix avec les Goths et meurt assassiné ; 9 de Valérien (253-260), mort en captivité dans ses combats d'Orient ; 7 de Gallien (260-268), fils du précédent et coempereur pour l'Occident, qui réforme l'armée en créant des réserves protégées et des camps de cavaliers prêts à intervenir rapidement sur les points menacés. 
 Parmi les autres monnaies, émises pendant la même période par des empereurs des Gaules, figurent 15 pièces à l'effigie de Postumus (258-268). Cette anarchie militaire prend fin en 284 avec le règne de Dioclétien qui décentralise l'Empire pour alléger l'administration et instaure la tétrarchie ; l'Empire compte alors 12 diocèses civils et 101 provinces.

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Donnemarie-Dontilly, 
réunion de 2 communes
Donnemarie : du latin domina Maria, « Dame Marie » ou « sainte Marie »,
Dontilly :  du latin dominus Tiliacum, « domaine du seigneur Tilius »
          ou du gallo-romain dunum tiliae, « mont du tilleul ».

 
Le bourg est le chef-lieu du Montois, surnommé aussi « Petite Suisse briarde » du fait de ses vallons, ses collines et ses nombreuses forêts. La première mention connue attestant l'existence de Donnemarie provient d'une charte de donation datée de 878. D'abord détenue par des moines bénédictins, la baronnie de Donnemarie devient en 1273, et ce jusqu'à la Révolution, la propriété de la trésorerie du chapitre de Saint-Martin de Tours. Liée au domaine royal par son appartenance à Saint-Martin de Tours et au diocèse de Sens, cette baronnie occupe une position stratégique aux frontières du puissant comté de Champagne ; aux XIIe et XIIIe siècles, elle profite de la prospérité apportée à la région par les foires internationales de Provins. L'époque moderne est marquée par la dislocation progressive des propriétés du chapitre de Saint-Martin de Tours et la formation d'une ville affranchie, avec son échevinage et sa garde bourgeoise. La baronnie est démantelée pendant la Révolution et les bâtiments sont vendus. L'exode rural qui touche Donnemarie et son canton durant le XIXe siècle est dû à des causes multiples comme le morcellement des exploitations rurales, la crise viticole ou l'attrait des chantiers ferroviaires. Les activités agricoles et artisanales traditionnelles se maintiennent et plusieurs petites entreprises industrielles viennent ensuite s'installer sur la commune. En 1967, Donnemarie est rattaché à Dontilly. Ce bourg, dont les origines remonteraient à l'époque gallo-romaine, est au Moyen Âge une seigneurie laïque dépendant de la tour de Bray et possédant de nombreuses dépendances telles que Bescherelles ou le Plessis-Pantourel-des-Éventés. Au XIIIe siècle, la seigneurie appartient à Adam de Dontilly, seigneur de Chanteclair ; son fils la vend ensuite aux moines de Preuilly. Au XVe siècle, elle est aux mains de la maison de Poissieux dont un des membres, Esnard, est l'un des favoris de Louis XI ; à la fin de ce siècle, elle passe à Jacques de L'Hospital, comte de Choisy, compagnon de jeux des enfants d'Henri II et Catherine de Médicis. En 1690, la seigneurie est finalement vendue par les créanciers du duc d'Angoulême au sieur de Brichanteau de Nangis pour la somme de 13 000 livres. Elle se morcelle ensuite petit à petit. À la fin du XXe siècle, Donnemarie-Dontilly est une commune qui attire une population dite de « néo-ruraux ».
Église Notre-Dame-de-la-Nativité
Au haut Moyen Âge, un prieuré bénédictin est construit à cet emplacement ; ce centre monastique serait le point de départ de la formation du bourg médiéval de Donnemarie. De l'ancienne église romane ne subsiste que la partie basse de la tour-clocher, dont la flèche culmine à 60 mètres. L'église, construite essentiellement dans la première moitié du XIIIe siècle, entre 1200 et 1230, comporte une nef de six travées, flanquée de deux collatéraux, se terminant en abside et un chevet de plan carré. Il ne reste aucun vestige du monastère auquel elle appartenait.
 
Le cloître est construit au nord de l'église, à l'emplacement de l'ancien cimetière des moines bénédictins. La galerie, avec sa charpente de châtaignier, accessible par un portail Renaissance, remploie certains éléments plus anciens, comme les colonnes ; elle conduit à une chapelle des morts dite Dame Quinette. Cet ensemble sert d'enceinte à un jardin médiéval, fidèlement reconstitué d'après les sources de l'époque, dans sa forme comme dans le choix des plantes. Le nombre 4, nombre des éléments, des saisons, mais aussi des Évangélistes, est à la base de l'organisation de ce jardin. Les 12 carrés plantés, ceints de clôtures en osier tressé, représentent les douze mois de l'année, mais aussi les douze Apôtres ; le carré central représente le Christ et les allées gravillonnées symbolisent les quatre fleuves du Paradis. Le jardin regroupe exclusi-vement des plantes médicinales, simples, et fleurs mariales. Il a été restitué en 1997 par Christophe Grünenwald.
Cloître et jardin médiéval



Porche de l’ancien château
 
Située sur le site de l'ancien château féodal, la ferme du pavillon conserve une tour-porche surmontée d'une girouette en tôle peinte. 
Elle a appartenu pendant un temps à
la commune et ses revenus devaient servir à la dotation des orphelins. 
Une partie des bâtiments 
de la ferme a été détruite pour 
laisser place à la mairie- école.
 
Porte de Provins
Cette porte est l'un des seuls vestiges visibles des fortifications qui entouraient la ville au XVIe siècle. Par l'édit du 28 décembre 1544, François Ier accorde à Donnemarie le droit de se fortifier. Ces mesures de protections auraient été prises en raison des pillages menés par les Anglais au siècle précédent et de l'apparition de nombreux troubles religieux dans la région. Lors de sa construction, l'enceinte compte quatre portes, respectivement appelées Sigy, Melun, Dontilly et Provins, et 20 tourelles. Le tracé des anciens murs est encore visible sur le boulevard du Nord et au bord de l'Auxence qui devait baigner les fossés.

           Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul
 
L'église s'élève sur la butte Saint-Pierre, légère éminence qui a été précédemment occupée par une implantation gallo-romaine puis par un château médiéval. Peut-être ancienne chapelle castrale, puis église d'un monastère de Recollets, elle devient église paroissiale en 1589. Elle comporte une tour-porche construite au début du XIe siècle, percée de baies en plein cintre au premier niveau et de baies géminées à double archivolte au second. Le chœur ouvre sur une nef de quatre travées, édifiée au cours du XVIe siècle ; sa construction ne semble pas antérieure à 1550, comme l'attestent l'emploi des arcs brisés et les chapiteaux doriques qui surmontent les piles.  

Château du Plessis-aux-Chapts

Le fief du Plessis-aux-Chapts, également appelé Plessis-aux-Éventés ou Plessis-Pantourel, donnait à son détenteur droit de haute, moyenne, et basse justice sur ses terres. La demeure a été largement transformée au cours des siècles ; les ouvertures de la partie gauche, la plus ancienne, ont été très certainement remaniées au XVIIIe siècle. Les nombreux communs qui l'entourent devaient à l'origine regrouper un four, un pressoir, un moulin et un pigeonnier à pieds sous lequel se trouvaient, selon la tradition, les prisons.

Egligny,
du latin Aculeniacum, « domaine d'Aculenius »
 
Le territoire de la commune s'est formé en trois pôles : le cœur du village autour du château de la Motte Saint-Florentin et de sa chapelle, le proche hameau des Marais près du château de Courtil-Pommeuse, fondé par l'abbaye de Faremoutiers, et l'abbaye de Preuilly, cinquième fille de Citeaux. La seigneurie de la Motte Saint-Florentin nourrit un lien de vassalité avec la seigneurie des Bordes de Compigny-lès-Bray. En 1118, Holdevin, seigneur d'Égligny, vend à Thibault, comte de Blois, et à sa mère Adèle, fille de Guillaume le Conquérant, la terre de Preuilly ; ils la concèdent aux cisterciens et, dès 1218, les seigneurs d'Égligny abandonnent leurs droits sur les terres de l'abbaye, qui obtient sa propre justice en 1465. Au XIIIe siècle, Geoffroy d'Égligny meurt en croisade ; ses fils cèdent la dîme aux moines en échange de l'établissement d'une cure. En 1354, le village obtient sa paroisse. Il revient à Philippe de Savoisy en 1376, puis à la famille comtale de Melun dès 1388 et ce jusqu'au XVIe siècle. Blaise de Mélian réunit les deux fiefs sous son autorité en 1610 ; il est nommé procureur général au parlement de Paris en 1633. Par succession, la seigneurie échoue en 1752 à Lancelot Turpin de Crissé, qui se distingue autant par ses talents militaires que par les ouvrages sortis de sa plume. Pendant près de deux siècles, jusqu'en 1761, la Motte est siège d'une des dix mairies de la baronnie de Bray et administre les deux seigneuries voisines de Vimpelles et Châtenay-sur-Seine.  
De nombreux personnages furent inhumés dans le chœur de l'église abbatiale : Eudes des Barres (mort en 1233), Gauthier, prieur de Preuilly puis abbé de Pontigny (mort en 1235), Jean Chevalier, sire de Montigny (mort en 1278), l'abbé Gilbert (mort en 1316), le seigneur de Paroy et Philippe de Champ-Jean. Il abritait également la sépulture de Jean de Chanlay, évêque du Mans, d'où ont été extraites une crosse et deux plaques rondes en émail cloisonné, et les plaques de Renard de Villethierry, de Robert de Chambéry, de Geoffroy de Collon et Ysabeau de Courgenay, de Thomas de Courmigros et de Jean Champion dit « le Picard de Villeneuve ». 
 
Vestiges du chœur
Vestiges du transept sud
 
 Fondée par Artaud sous l'abbatiat d'Étienne Harding, l'abbaye Notre-Dame de Preuilly, cinquième fille de Citeaux, s'installe aux con- fins de la châtellenie de Bray en 1118. Elle prospère rapidement puisque, avant 1127, saint Bernard dissuade l'abbé Artaud de fonder une maison en Espagne. Il fonde néanmoins trois autres abbayes : Vauluisant (Yonne) en 1129, Sacré-Port « où Louis VII se fait inhu- mer » en 1146 et la Colombe (Indre) avant 1150. En 1399, les moniales du Mont-Notre-Dame-lès-Provins sont réunies à Preuilly par décret du chapitre général de Citeaux. En 1536, l'abbaye passe en commende avec Jacques d'Escoubleaux, évêque de Maillezais.
 Les grands travaux entrepris au XVIIIe siècle, dont le logis abbatial, prouvent la prospérité du domaine temporel de l'abbaye jusqu'à la Révolution. 
   
Porche d’entrée 

Le 25 novembre 1790, les dix derniers religieux doivent abandonner l'abbaye, les bâtiments devant être démolis. Ils sont vendus à différents acheteurs, dont Maret, secrétaire particulier de Napoléon et futur duc de Bassano. Au XIXe siècle, le docteur Henri- Marie Husson, médecin de l'hôtel-Dieu de Paris et du collège Louis le Grand, propagateur de la vaccine antivariolique en France, vaccinateur du roi de Rome, membre et président de l'Académie de Médecine, décide de sauvegarder l'homogénéité du domaine. Entre 1829 et 1842, il rachète les divers lots du monastère démantelé ; le dernier lot, le logis abbatial, est acquis par son fils Georges en 1866. Les vestiges de l'abbaye ont ainsi pu être conservés. Le porche a été repris dans sa partie haute à la fin du XIXe siècle. 
 
Enfeu du premier abbé de Preuilly

  L'enfeu* d'Artaud, premier abbé de Preuilly, abrite un sarcophage d'époque mérovingienne, caractéris- tique de l'art alors exercé dans l'archidiocèse de Sens.
Le décor d'origine, fait de bandes de stries gravées d'obliquité alternée, est complété par l'ajout de festons, au XIXe siècle.
Ce sarcophage, excavé du chœur de l'abbatiale en 1856, atteste l'existence d'un lieu de culte antérieur à l'abbaye.
*Niche à fond plat, pratiquée dans un édifice religieux et destinée à recevoir un sarcophage, un tombeau ou la représentation d'une scène funéraire. [TLF]

toile de l'Abbaye de Preuilly 
 
GURCY LE CHATEL,
note complémentaire - ajout personnel : du latin « gurritiacum », domaine de Gurritius
 
De l’époque féodale à la dynastie des Bricheanteau

 La Haye Jutard (ou Haie Jutard), autre composante de la commune actuelle vit le jour à l’époque féodale. Propriété du Vicomte  Provins, seigneur de Nangis elle servi de « frontière » entre les seigneurs du Châtel, de Donnemarie, de Nangis et autres riverains. Il s’agit en réalité d’une suite de Haies, larges de 200 mètres environ. On trouve encore des cartes sur lesquelles vous y trouverez la Haie de Nangis, Celle de Villeneuve les Bordes, Valjouan, de Meigneux, etc.
La Haye Jutard doit son nom à une métairie édifiée en ces lieux. L’ensemble de ses haies, disparaitront au crépuscule du XVIIIème siècle au profit de la Haie de Nangis, dite : « Haie de Brie ».
 A cette époque également, les seigneurs détournèrent les rus et cours de l’Auxence  (entre autres) pour alimenter les moulins à eau. Le seigneur de la Motte-Gurcy fit construire les moulins de la Motte, au dessus de son château et du Mont Maillot ou d’En Haut, aujourd’hui encore, Moulin à tan.
 Sous le règne de Philippe Auguste, en 1217, Sieur Hugues de La Motte, écuyer de Gurcy obtient le percement d’une route allant de son château à la tour de Bray, chemin faisant par Preuilly.
 Pendant la guerre de 100 ans, les anglais envahissent la France. L’impact fut tel sur ce qui deviendra notre commune qu’elle en fut bien changée.
En effet, en 1367, Chalautre La Reposte fut détruite, le château fort de Gurcy, les fermes de La Haye Jutard, de la Boissère et le château de la Motte de La Reposte et celui de Sainte presles incendiés et démantelés.Lors de sa reconquête de la France, Jeanne d’Arc fit halte à Chalautre La Reposte avant de bouter les anglais loin derrière la Seine. Nous sommes alors en 1429.
En 1437, après d’âpres combats pour défendre la citadelle provinoise, le seigneur Denis de Chailly fut récompensé par Charles VII (qui avait confisqué la plupart des terres du Montois suite à l’allégeance des seigneurs locaux aux anglais). Il lui offrit une grande partie du Montois. A son tour, Denis de Chailly récompensa ses valeureux lieutenants en leur faisant don de la plupart des châteaux et des terres montoises.
Ainsi, Jean de Brichanteau, obtint la métairie de la Millière, près de Gurcy. De ce lieu, il ne reste plus qu’un étang. La métairie disparue vers le XVIII siècle, laissant la place à des bois. Le château de la Motte de Gurcy fut réédifié en 1440.
Son fils, Charles de Brichanteau se maria avec Jeanne d’Hémery, héritière du Château de la Motte de Gurcy et de la basse-cour de Gurcy.
En 1496, il fut inhumé dans l’eglise reconstruite au sortir de la guerre de 100 ans. On retrouve encore des ruines le long de la rue Ampère dans le parc du château.
 C’est à cette période là que Gurcy fut connu du reste de la cour royale.
En effet, Nicolas de Brichanteau né le 30 juin 1510 se fit remarquer par son habileté aux armes. Il fut nommé Commandant de la ville de Tours en 1562 par François 1er. Blessé la même année à Dreux lors des guerres de religion, il mourut de ses blessures à Nangis en Brie.
Avant de décéder, il avait reconstitué le fief de Gurcy-le-Châtel et Chalautre-La-Reposte en rachetant la quasi totalité des terres de Gurcy, Chalautre et Saintes Prèles.
La dynastie des Brichanteau continua d’exister par Antoine puis François. Gurcy devint une baronnie.
Louis, marquis de Brichanteau, baron de Gurcy hérita des dépendances de Dontilly. Il les échangea avec celui qui possédait les terres manquantes autour de Gurcy, achevant par la même la réunification de Gurcy.
La seigneurie de Gurcy était reconstituée.
Gurcy-Le-Châtel - Des De Guerchy à Haussonville
 Le 1er avril 1750, alors très vieux, (rareté précieuse en ces périodes troubles), il vendit à Claude Louis François de Guerchy les seigneuries de Gurcy, Dontilly, Charmoy, Chalautre-La-Reposte et Sainte Prèles. Il mourut à Melun en 1767, sans héritier connu.
Ce fut donc le marquis de Guerchy (petit neveu par son aïeule Lucie de Brichanteau) qui recueillit la majeure partie de la succession.
Agé de 80 ans lors de cette succession, il décéda à son tour en 1767.
 Son fils, Claude Louis de Guerchy, né en 1715 hérita des biens (agrandis en 1763 par le rachat de la ferme de la Boissière alors replantée en bois). Il n’eut guère le temps d’en profiter puisqu’il mourut la même année, laissant un fils (Anne Louis de Guerchy) et une fille (Antoinette Marie de Regnier de Guerchy). Celle-ci épousa le comte Joseph Louis Bernard de Cléron d’Haussonville, maréchal de camp des armées royales puis Grand Louvetier de France (le grand louvetier de France dirige les chasses au loup et au sanglier.)

 Après son mariage, le nouveau propriétaire des domaines décida de transformer le château de Gurcy (à l’état de ferme) comme pièce centrale de tous ses biens. Il acheta les fermes et maisons avoisinantes, les fit abattre pour les remplacer par ce qui deviendra depuis des parcs, massifs et pelouses.
 A partir de 1780, il obtint des fonds pour le percement de nouvelles routes. Il fit ouvrir Villeneuve à Preuilly par Gurcy. Les moines, quant à eux, empierrent la route.
 Pendant la Révolution, sous Robespierre, il échappa à la mort en étant incarcéré avec sa femme et ses 3 filles.
Il mourut le 1er novembre 1806. Son épouse,  décéda 30 ans plus tard, à l’âge de 89 ans. Son fils, Charles Louis Bernard comte d’Haussonville, grand militaire (lieutenant à 14 ans, capitaine à 15) épousa Mle La Bache en 1800 à l’âge de 31 ans. Fidèle serviteur de Napoléon, il fut nommé Chambellan et comte de l’Empire 8 ans plus tard.
A la mort de sa mère, il fit détruire le château de Gurcy pour donner à la nouvelle bâtisse, son emplacement définitif. L’actuel lieu dit « Sainte Prèles » devint sous sa gouverne, un haras réputé.
Sous Louis XVIII, après Waterloo, M. d’Haussonville fut nommé « Pair de France » (Etymologiquement, le nom signifie les "égaux" du roi. En pratique, la pairie était un moyen de distinguer les vassaux les plus importants du roi). Bien qu’officiellement exilé au retour de l’ile d’Elbe par Napoléon, celui-ci eut la permission de rester sur Gurcy en échange d’un retrait total de la vie au plus haut niveau de l’Etat.
Il mourut le 1er novembre 1846, laissant l’héritage à  Joseph Othenin Bernard de Cléron, son fils, né le 27 mai 1809.
Le comte d’Haussonville exilé à Bruxelles après le coup d’état du 2 déc. 1852, devint plus tard député de Provins. En 1871 celui-ci vote pour la République. Cette famille trouve le caveau familial dans le cimetière de Gurcy.
La famille d’Haussonville restera une famille connue dans le Montois de part sa proximité historique et le boulevard à l’entrée de Donnemarie Dontilly qui porte le nom de celui qui a rétrocédé cet espace à la commune en 1786.
En 1968, Chalautre La Reposte est rattachée à Gurcy Le Châtel. En 1949, un centre EDF s’installera sur le domine de Gurcy. Le SDIS devient le nouveau propriétaire en 2007.
 
Motte castrale
     Attesté au XIe siècle, ce tertre édifié en zone marécageuse accueille une tour de bois en son faîte et une basse-cour à ses     pieds. La retenue d'eau, cernée d'un réseau de sources qui se réunissent en aval en étang, produit la force motrice nécessaire   au fonctionnement de deux moulins, dont un moulin à tan situé au mont Maillet. En 1217, l'écuyer Hugues de la Motte, seigneur   de Gurcy, obtient le percement d'une route reliant son château à la grosse tour de Bray par le bois de Preuilly ; en 1229, ses       manants sont autorisés à alimenter leurs cochons à la glandée dans ce bois. Sous Charles VII, Denis de Chailly attribue la motte à   son neveu, Jean de Hemery, commandant de hallebardiers. Le 11 mars 1440, son fils Pétriment cède le domaine à son frère         Jean, à charge pour ce dernier de reconstruire le château. La motte sert de garnison jusqu'en 1550.
 
Église Saint-Pancrace
 
 L'église comporte une chapelle dédiée à saint Nicolas, transfert de celle du château de La Mothe. La nef, le bas- côté sud et le clocher, endommagés en 1367, sont repris par M. de Saint-Phal, seigneur de Presle et de La Reposte, et par le seigneur de La Mothe. Le chevet plat est ouvert de trois baies ; le sanc- tuaire est voûté et la nef charpentée.
À la Révolution, un mur sépare la nef du bas-côté : la sacristie est installée à l'est et la travée suivante sert de remise aux restes de l'ancien clocher ; le reste de la nef latérale sert de salle de mairie jusqu'en 1968, date du rattachement à la commune de Gurcy-Le-Châtel.

JUTIGNY,
 du latin Justiniacum, « domaine de Justinius »
 
Le village, proche de la via Agrippa, s'étale le long de la Voulzie : un gué permettait de la traverser pour rejoindre la voie de Chantemerle en direction de l'est. Au moment des foires de Champagne, au XIIe siècle, la rivière est un axe important reliant, depuis Troyes par la Seine, Bray à Provins. L'économie s'y développe et des moulins s'implantent à Lizines, à Torchy (Chalmaison), à Géminy (Paroy) et à Gouaix. À la fin du XVe siècle, Jean de Culant, écuyer, est seigneur de Savins et de Jutigny. Au XVIe siècle, Marguerite de Culant épouse André de Hay, écuyer d'origine écossaise ; leur fille Roberte, par son mariage avec Guillaume Stuart de la maison royale d'Écosse, transmet ensuite le fief à son fils Paul Stuart. Sans descendance, ce dernier en fait donation en 1637 à Louis de Culant. Un de ses fils, Alphonse, chevalier de Malte, est commandeur de Coulommiers et grand prieur de Champagne. Au XVIIIe siècle, Augustin-Philibert-Nicolas Hector de Culant, chevalier de Saint-Louis, est capitaine au régiment d'infanterie du roi. La famille de Culan conserve la seigneurie, qui relève de celle de Taschy, jusqu'à la Révolution. La chapelle étant desservie par le curé de Paroy, Jutigny est ensuite rattaché à cette commune. Le conseil général l'en détache en 1870 et Jutigny obtient sa paroisse en 1878 ; la kermesse organisée au moulin de Gouaix est la fête des secteurs de Bray et Donnemarie.
Église Saint-Hubert-et-Saint-Roch
 
Une chapelle existait probablement à cet emplacement au XVIe siècle, mais la présence d'un lieu de culte n'est attestée avec certitude qu'en 1642. L'église dispose alors d'un conseil qui doit rendre des comptes au curé de Paroy. En 1771, elle est toujours desservie par ce curé. Trop petite pour répondre aux besoins spirituels de la population, elle est agrandie en 1832. Elle est alors desservie par le curé de Chalmaison, l'église de Paroy étant quant à elle desservie par celui de Savins. Des travaux sont entrepris entre 1872 et 1874 pour dégager l'édifice du cimetière qui l'entoure. L'église est érigée en paroisse en 1878 et elle est complètement restaurée : huit pilastres et contreforts viennent renforcer sa structure. Elle reçoit la cloche Angélique le 13 octobre 1878.

Borne seigneuriale
 
Cette borne rappelle que la butte de Beauregard, dernier soubresaut des coteaux briards, partageait les seigneuries de Paroy et de Jutigny, comme l'indiquent les lettres P et J gravées sur la pierre. Elle surplombe le chemin perré « ancienne voie romaine » et fait face au haut de la Grafine, également appelé bois de la justice.
Au pied de la butte de Beauregard se trouvait celle des Ormes-sur-Voulzie, administrée par le baron de Bray-sur-Seine ; elle faisait partie des dix mairies de sa châtellenie, qui regroupait Couture, Moulin d'Ocle, Paroy, Sigy, Saint-Sauveur, Servigny, Luisetaines, Savins, Jutigny et Lizines.
 
LIZINES,
du latin Liciniacum, « domaine de Licinius »
 
L'existence d'un village à l'époque romaine, fondé sur une éminence de la via Agrippa, est attestée par la découverte de vestiges monumentaux dans les limites de la commune de Sognolles, hameau de Lizines jusqu'en 1874. Le village est alors un important centre de production de céramiques. Il est particulièrement éprouvé par la gestion de Licinius, proconsul des Gaules évoqué par l'historien grec Dion Cassius. Cet esclave gaulois, affranchi par César et favorisé par Auguste, écrasait le peuple sous le tribut mensuel. En effet, les mois Quintilis et Sextilis étant connus dans tout l'empire sous les noms de Julius « pour Jules César » et d'Augustus « pour Auguste », Licinius trouvait naturel d'exiger quatorze mensualités. Lors d'une campagne en 16 av. J.-C., Auguste emprunte la voie tout juste construite par son neveu, général romain associé alors à son pouvoir. Entendant les plaintes, il est reçu dans le palais de Licinius qui lui répond : « Voilà tous ces trésors que j'ai accumulés au péril de mes jours, en m'exposant à la haine publique pour vous et pour le salut de l'empire. J'ai vu les Gaulois s'agiter ; ils avaient devant eux l'exemple des Germains ; il fallait les épuiser. Ces richesses sont à vous. Que vos forces s'accroissent de celles que les Gaulois ont perdues, et que tout fléchisse sous le pouvoir d'Auguste ». L'empereur, ébloui, approuve son légat. La voie, essentielle pour les foires de Champagne, est aussi un axe majeur de la baronnie de Bray, dont Lizines constitue l'extrémité.
Le village, détruit en 1429 et 1560, diminue ensuite notablement au profit de Sognolles.

 
Église Saint-Georges de Lizines
La construction de cette église à proximité du château féodal semble indiquer qu'elle servait à l'origine de chapelle castrale. Elle est érigée en paroisse au XIe siècle ; la tour-porche daterait de cette période. Cette tour est reprise au début du XIIIe siècle : elle est dotée d'un niveau supplémen- taire et s'ouvre sur la nef par un arc en ogive surmonté d'un tympan illustrant le couronnement  de la Vierge. Le chœur, l'abside et la chapelle nord, voûtés d'ogives, paraissent avoir été construits à la même époque. La nef, détruite en 1429 par les Anglais en retraite devant les troupes royales revenant du couronnement de Charles VII à Reims, est restaurée en 1438. Elle est incendiée à nouveau en 1560 lors des guerres de Religion, et le bas-côté nord n'est pas relevé.
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LUISETAINES,
du latin Lusitania « Lusitanie : province romaine impériale - territoire actuel du Portugal ».

Le village est probablement créé par des Portugais au XIIIe siècle. Le comte de Champagne Thibaud III, épousa Blanche de Navarre en 1199 ; leur fils, Thibaud IV, fut roi de Navarre en 1234. Au début du XIIIe siècle, des colonies ibériques s'installèrent à proximité de Nogent-sur-Seine, douaire des comtesses.
Ces colonies sont également présentes à Montigny-le-Guesdier, dont les habitants sont appelés les Espagnols, à Saint-Maurice-aux- Riches-Hommes (Yonne) et Villeneuve-aux-Riches-Hommes (Aube).
Le qualificatif Riches-Hommes vient du terme espagnol Ricos Hombres, qui désignait un titre baronnal.
En 1317, Luisetaines est acquis par l'abbaye Saint-Pierre-le-Vif de Sens. Cette abbaye est placée sous l'autorité des lazaristes de la mission Notre-Dame de Versailles en 1674, puis elle est louée en 1721 au sieur Lefranc de Courlon, fermier général. Le territoire de la commune regroupait plusieurs autres fiefs. Celui de Chanost, établi sur le coteau briard, appartient à Antoine de Cléon en 1488. Les fiefs de Volangis et de Versaines, situés le long de l'Auxence, dépendaient du prieuré Saint-Sauveur. Versaines, hameau des marais bassériots, a disparu. Le fief des Camps, saisi par l'archevêque de Sens en 1080, est uni à celui de Servigny au XVe siècle. Le fief de Servigny même est acquis dès 1205 par l'abbaye de Saint-Pierre-le-Vif ; il est affermé avec Luisetaines dès 1578 à Nicolas Bardeau. En 1637, le fermier Fiacre Petit se fait dérober ses titres, retrouvés plus tard à La Charité de Rampillon. En 1666, l'hôtel seigneurial et la cour de Servigny sont en ruine. Le domaine est successivement affermé à Cir Picard et Nicolas Lenoir, à M. Benoist en 1788, à M. Chanu puis à Pierre-Joseph Goltin en 1792. En 1919, les Goltin s'allient aux Forget ; l'un des membres de cette famille, André Forget, a été maire de la commune. Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, les côteaux de Luisetaines sont couverts de vignes.

Église Saint-Martin

L'église, mentionnée dans les chartes dès le XIe siècle, a probablement été détruite au cours de la guerre de Cent Ans. La paroisse est alors démembrée, Pantourel s'attachant à Dontilly, Beaulieu et le Petit-Changy à Égligny, le Jardel et Cutrelles à Vimpelles. En 1583, le hameau de Servigny-les-Camps, distrait de la paroisse de Paroy, est réuni à celle de Luisetaines. La nouvelle église comporte un chevet plat et une nef de six travées voûtée en lattis enduits. En 1708, l'ajout d'une nouvelle travée permet la reconstruction du pignon. Le clocher est édifié plus tardivement. Pendant la Révolution, l'église est dépouillée de son mobilier et transformée en temple de la Raison ; six pierres tombales provenant de l'ancienne église sont alors utilisées pour carreler le chœur.
   
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MEIGNEUX,
 du latin Magnacum, « domaine de Magnius »
 
Le fort de Magnu, installé sur un éperon rocheux dominant l'Auxence, est certainement d'origine protohistorique ; il a ensuite été romanisé. Au IXe siècle, ce fort se situe au bord de la Marche de Champagne, face aux défrichements effectués par les chevaliers de l'ordre de Malte. La seigneurie appartient à l'abbaye de Saint-Pierre-le-Vif de Sens ; devant le succès des libéralités de Villeneuve-les-Bordes, et dans le souci de conserver sa population active, l'abbaye lui accorde une charte de franchise en 1435. Cette seigneurie échoit ensuite au prieuré de Saint-Loup-de-Naud. En 1746, le seigneur ecclésiastique, trop éloigné du lieu de culte, abandonne le service divin de la paroisse de Meigneux à celle de Donnemarie, ce qui lui vaut d'être rattaché à ce canton pendant la Révolution. En 1814, au cours de la Campagne de France, des combats se déroulent dans la commune. Les activités économiques de Meigneux sont essentiellement liées à l'exploitation du bois et sa population se compose en majorité de bûcherons, de charbonniers, de scieurs de long et de cabotiers ; les produits sont transportés sur l'Auxence jusqu'à la Seine. En 1847, les habitants réclament que les droits du bureau de bienfaisance du bourg soient maintenus ; cette cause est soutenue le 1er février 1851 par la section du contentieux du Conseil d'État. Sous le second Empire, le morcellement des propriétés permet une meilleure exploitation des terres ; Meigneux connaît alors une ère de prospérité agricole qui la distingue des autres communes du canton au XIXe siècle. 
         Église Notre-Dame-de-Lorette,
 
L'église, édifiée en 1677 sur un plan basilical à trois travées, est bénie le 9 mai 1679 par le curé de Dontilly, doyen rural de Montereau. 
Elle est agrandie d'un chœur à chevet plat en 1732. Le clocher abrite une cloche fondue en 1858. 
L'édifice est dédié à Notre-Dame- de-Lorette au moment où la maison de la Sainte-Famille est le plus en vogue.

               Le Prieuré, Meigneux
 
Créée par l'abbaye Saint-Pierre-le-Vif de Sens, cette fondation est concédée au prieuré de Saint-Loup-de-Naud ; elle est ensuite affermée le 6 juin 1786, selon un bail emphytéotique de quatre-vingt-dix-neuf ans, par le prieur commendataire, Alexis-Nicolas Copineau. Le prieuré de Saint-Loup-de-Naud, soutenu par la maison de Blois, trouva à la frontière de la France et du comté de Champagne de quoi défricher la marche et prospérer.
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MONS-EN-MONTOIS,
 du latin mons, « colline »

Le 23 avril 862, Charles le Chauve octroie par un diplôme la villa de Mons à l'abbaye Saint-Martin de Tours, afin d'accomplir la volonté de sa mère Judith. Un bourg circulaire se développe alors aux pieds d'une église. Au XIIe siècle, Mons est le siège d'une des vingt prévôtés du comté de Champagne ; son prévôt, Raoul de Balgentioco Fromont, est évoqué lors de la fondation de Preuilly en 1118. Cette prévôté éphémère créé la notion d'un Montois comprenant Cessoy, Thénisy, une partie de Sognolles et Donnemarie, acquise au XIIIe siècle par l'abbaye Saint-Martin de Tours. En 1350, le village s'entoure de fossés englobant l'église et la fontaine Saint-Fiacre et s'étendant à l'est le long de la rue de Provins ; un marché se tient hors l'enceinte à l'ouest, près du Monceau, et le faubourg du Villé s'étend au sud. En dépendent le fief de Guains, le fief Colinette, cédé à Guillaume de Chaintre en 1376, et le clos Bouard, vendu en 1468 au sieur Lacaille, bourgeois de Donnemarie. Depuis 1361, la juridiction seigneuriale appartient à Donnemarie, au détriment de Mons. Le 21 avril 1430, un corps d'Anglo-Bourguignons arrive de sa base de Vaudoy-en-Brie ; sans les forces du ban, désormais à Donnemarie, les 234 hommes valides ne peuvent lutter contre les 600 attaquants qui les font périr dans l'église. Jusqu'à la Révolution, un service funèbre, appelé l'obit des Onze-Ving-Quatorze, est célébré en leur mémoire. Les habitants, surnommés depuis les mutins, abandonnent alors leurs prérogatives bourgeoises. Seule l'identité du Montois se pérennise, comme l'attestent la rédaction de la coutume de Melun en 1560, l'édition d'une histoire de la province du Montois en 1849 et la désignation parisienne d'un pays Bassée-Montois en 1991. Au XIXe siècle, la culture de chanvre permet d'alimenter la production de cordage de la batellerie de Bray-sur-Seine.
Eglise Saint-Martin-et-Saint-Fiacre
L'origine de l'église remonte au haut Moyen Âge. Certaines petites baies dateraient du XIe siècle. Au XIIe siècle, la nef est agrandie de deux travées et le portail occidental est édifié. Le chœur, l'abside et le bras nord du transept semblent dater du XIVe siècle. L'église est incendiée en 1430 et les ruines du chœur sont provisoirement couvertes. En 1567, la reconstruction est entreprise, sans plan bien arrêté. Le chœur et la tour sont repris en 1575 : un bas-côté s'ouvre alors au nord par de grandes arcades et la nef reçoit une charpente de fermettes en carène renversée, ponctuée d'entraits. L'église est dédicacée le premier dimanche de mai 1591. Les fouilles entreprises entre 1972 et 1975 permettent la mise au jour des corps des Onze-Vingt-Quatorze et du moule de l'ancienne cloche, Lucrèce, fondue le 22 juillet 1622.

Château du Tillet (porche) Mons-en-Montois
 
Au XVe siècle, le fief Colinette est détruit par les Anglais. Son château et sa basse-cour sont alors réédifiés dans l'enceinte de Mons. Ils appartiennent tout d'abord à la famille d'Hurpin, puis sont cédés à Jean de Millant ; en 1707, sa fille, Madeleine de Millant, conclut un bail pour la ferme. La seigneurie est ensuite acquise par les Boudier, en succession d'Houdiard, puis par M. d'Inval de Monbeaufranc. Le 8 mai 1775, elle est adjugée à Jean Gerbais, marquis de Chazot, maître de camp de dragons. En 1788, la seigneurie est vendue à Alexandre-Charles-Pierre, comte du Tillet. Cette famille possède déjà de nombreux biens dans le pays : Jacques du Tillet possède les terres de Chalautre-la-Petite (acquise en 1613), de Bouy et de Montramé ; en 1750, son fils François achète la seigneurie de Chalmaison.

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PAROY,

 du latin paries, la « clôture »
 
Le village, probablement situé au haut Moyen Âge au château de Monthésy (Thénisy), quitte ce site trop proche de la voie romaine pour s'installer au Xe siècle sur une butte dans les marais ; il se développe alors autour de l'église et un donjon est édifié à proximité, sur une motte castrale. Henry de Paroy est témoin en 1194 d'une donation de Marie, comtesse de Champagne. Après divers pillages, les habitations se déportent peu à peu à la fin du Moyen Âge et s'approchent de l'Auxence en s'établissant près du château. En 1537, Jean Morin, lieutenant civil de la prévôté de Paris, avoue sa foi et son hommage à la dame de Bray, Charlotte Dunois, sa suzeraine. Un de ses descendants, frère Louis de Paroy, est chevalier de Malte en 1638. En 1685, la seigneurie est achetée par François Mascrany, qui la fait ériger en marquisat. Son petit-fils François-Marie, seigneur de Château-Chinon, la revend en 1755 à Guy Le Gentil, lieutenant pour le roi des provinces de Brie et Champagne. Après la Révolution, les terres sont successive- ment acquises par divers propriétaires, dont M. Jacobé de Haut, de Sigy, qui les cède en 1996 à M. Villain, fermier de Sigy.
 
Eglise de Paroy

Un premier édifice est construit à la fin du Xe ou au début du XIe siècle par les seigneurs de Paroy, de Couture « dont saint Maclou était le patron », des Camps-Servigny et de Jutigny ; elle dessert également les paroisses de Sigy et de Thénisy. Seules subsistent de ce premier lieu de culte les deux premières travées de la nef, avec leur appareillage de pierres en épi de blé.





L'église est agrandie au XIIe siècle, comme en témoignent les baies plus hautes qui éclairent la nef ; trois nouvelles travées et un sanctuaire sont édifiés. Une tour d'escalier, à l'allure extérieure de transept sud, jouxtait le clocher. L'église est pillée par les Anglais en 1432. Les deux baies du chœur sont reprises en 1552. Le clocher, détruit lors d'un incendie en 1671, n'est pas redressé, malgré une condamnation de 1765. L'édifice, restauré en 1929, est frappé par la foudre en juillet 1969 et sa charpente est incendiée.

Né en 1750, Jean-Philippe Guy-le-Gentil, fils du constructeur du palais de Paroy, se voue à la peinture contre le gré de son père. Il épouse Mlle Taille-Pied de Bardé en 1783 et son père lui fait don de la terre de Paroy. Membre de l'Académie de peinture, apprécié par quelques célébrités révolutionnaires, il réalise la planche d'assignats représentant un rentier ruiné. Pendant la Révolution, Jean Philippe Guy-le-Gentil essaye de créer une fabrique à Paroy, mais elle sombre faute de ressources ; le terrain sur lequel elle s'élevait, appelé depuis « La mécanique », en conserve le souvenir. S'exilant sous le premier Empire, Jean Philippe Guy-le-Gentil doit vendre ses terres de faible rapport en 1811 à Dame Aglaée de Gaucourt, épouse en secondes noces de Maurice Boudart de Saint-James. Le 25 novembre 1821, le château et les terres sont vendus en détail et démolis en 1822 par M. Sachot.
                                       Vestiges du château de Paroy 
 
Pont de Paroy
Dimensions Longueur : 550 cm, Largeur : 400 cm, Hauteur : 345 cm  
Ce pont d'origine gauloise permet à l'antique voie de Chantemerle de passer l'Auxence ; il est édifié à l'extrémité d'une bande de pâture appelée la Nouroue. La voie de Chantemerle longe la rive droite de la Seine puis la rive gauche de l'Aube, traversant la Champagne d'ouest en est. Elle passe près de Melun, au nord de Montereau, à Châtenay, à Égligny, à Vimpelles, aux Ormes-sur-Voulzie, à Éverly, à la Saussotte, à Barbuise, traverse l'Aube près de Saint-Just, arrive à Arcis, puis à Pougy, pour aboutir à Chantemerle, commune de Radonvillers (Aube). D'Éverly, cette route bifurque sur Provins en passant, selon F.A. Delettre, par Chalmaison, Tachy et Chalautre-la-Petite. Il existe également un itinéraire direct et non accidenté qui passe par Gouaix, Hermé, Blunay, Melz-sur-Seine, et le Mériot, où s'élève l'église Saint-Ferréol de la Sausse.

SAVINS,

 du latin Sabiniacum, « domaine de Sabinius »
 
le site, occupé dès l'époque gallo-romaine, est traversé par la voie romaine reliant Maison Rouge à Bray-sur-Seine. Le village est mentionné au XIIe siècle ; son église est rattachée à la collation de l'archevêché de Sens. Savins a deux saints patrons : saint Denis, fêté en octobre, et saint Lié, fêté en mai. Le château de la seigneurie de Savins, affiliée à la maison Culan dès 1461, est démoli vers les années 1810-1820 et sert de carrière de pierres ; le soubassement d'une tour en est le seul vestige. Le village regroupe les hameaux du Four, d'Allet, du Val, du Mont et de Carouge ; il abritait autrefois de nombreuses fermes dont deux subsistent. Village de résidences secondaires dans les années 1970, Savins est redevenu un village de résidences principales ; la proximité de la ligne Paris - Bâle permet à de nombreux Savinois d'aller travailler en région parisienne.
Église Saint-Denis-et-Saint-Lié de Savins
 
L'appareillage en épi de blé de la façade semble indiquer que la nef a été construite au début du XIe siècle. Le clocher carré date de la même époque. Le cœur roman du XIIe siècle est remplacé au XIIIe siècle par une vaste travée voûtée en ogive. Le chevet s'agrandit au XIVe siècle et la nef est charpentée au XVIe siècle. Une partie du chœur s'effondre entre 1924 et 1935. Les premiers travaux de consolidation, entrepris en 1959, sont ensuite interrompus ; ils reprennent en 1985 et se poursuivent jusqu'en 1989, date de la pose de la charpente et du toit sur la partie effondrée. En 1995, le pignon ouest est ravalé et sa façade sur la place est dégagée.
  

 SIGY,

 du gallo-romain Sugeium, « domaine de Segius » - les Sigysmonts
 
Deux seigneuries se distinguent. Le Petit Sigy comprend l'ensemble du village et le hameau de Chollot, suzerain des fiefs de la Bourbetière, des Essarts et des Chanots. Cette seigneurie meut de Paroy en fief et de Bray en arrière-fief. L'autre seigneurie, le Grand Sigy, est constituée d'une motte castrale en marais typique du bas pays braytois ; dotée du moulin de Vallery, elle est suzeraine de la moitié du fief des cinq quartiers dont relèvent Beaulieu, le Petit Changy et Parousot. Le Grand Sigy meut du Plessis-Pailly (Yonne) en fief et de la châtellenie de Bray en arrière-fief. Son histoire est davantage connue que celle du Petit Hostel qu'elle acquiert en 1451. Dès 1218, Pierre de Sigy cède des dîmes à l'abbaye de Preuilly. En 1312, Henri de Bailly échange sa seigneurie avec Jean de Boissy. Émery de Boissy en hérite puis la transmet à sa fille Isabelle ; en 1361, elle épouse Jean de Noez, qui la vend en 1381 à Jean de Grattepence. Lors d'un héritage parcellisé en 1405, Marion, épouse de Giles Berthe, rassemble les terres. Elles sont achetées en 1433 par un Anglais, Thomas Gérard Sauyer, capitaine de Provins et de Montereau. Le château, confisqué par Charles VII au profit de son chambellan Denis de Chailly en 1434, doit être rebâti. À la suite de la prise de Montereau en 1437, l'Anglais est bouté hors de la Champagne. En 1445, Denys de Chailly vend le Grand Sigy à Antoine du Roux, échanson du roi et bailli de Cordes en Albigeois. Ses descendants en héritent puis, en 1686, Barthélemy transmet la seigneurie à son frère Armand Herménégilde ; elle reste dans cette famille jusqu'au décès de Frédéric Auguste René du Roux en 1847. Pendant la Révolution, Frédéric Auguste René du Roux réussit à sauvegarder le château et 200 arpents de terre grâce à un prête-nom qui les rachète au domaine lors de son exil. Sans successeur, il reconstitue le domaine pour le léguer à son neveu Marc Jacobé de Haut, avocat ; le château appartient désormais à ses descendants.
  Dès le XVIe siècle, le seigneur du Roux fait reprendre la chapelle, longue de 18 mètres et munie d'un chevet circulaire percé de deux baies. En 1626, il fait ouvrir les murailles du nord et du midi : deux chapelles en forme de croix latine sont édifiées, l'une pour le seigneur et l'autre pour la confrérie de la Vierge ; les dévotions à la Vierge s'effectuaient dans cette chapelle la semaine précédant l'Ascension. En 1752, la chapelle seigneuriale est reconstruite, tout comme le pignon ouest qui reçoit un porche couvert. En 1847, le pignon est surmonté d'un petit clocher couvert de zinc. Il abrite une cloche de 1734, baptisée par l'abbé Hébert, curé de Sigy ; cette cloche, nommée Gabrielle, a pour parrain Louis, marquis de Brichanteau, seigneur de Guroy, Dontilly et Chalautre, et pour marraine Bonne-Claude Gabrielle de Chavelin, épouse de messire Emmanuel du Roux, seigneur de Sigy, Langlesse, Ablois.
                       Église Notre-Dame
  
Château Sigy (façade sud)
Le 13 août 1445, Denis de Chailly cède Sigy à Antoine du Roux. Depuis le XVe siècle, le plan du château est resté à peu près identique. Il se présente sous la forme d'un quadrilatère allongé flanqué de quatre tours de défense aux angles. La plus importante et la plus spacieuse est achevée sous Henri IV. L'ensemble est entouré de douves atteignant parfois 30 mètres de largeur. Le pont-levis est remplacé, sous Henri IV, par un pont en pierre que défendent deux tourelles. À cette époque est également construit l'escalier à balustres de bois logé dans une cage voûtée à l'italienne. Les tours de guet sont ensuite transformées en pigeonniers et en tour des cygnes. En 1988, le curage des douves, qui couvrent une superficie d'un hectare permet de normaliser le niveau de l'eau et d'assainir ainsi l'ensemble de la demeure. Les bâtiments subissent d'importantes transformations au XVIe puis au XVIIIe siècle. Le grand salon, éclairé par de larges fenêtres remplaçant de petites ouvertures, est aménagé. Au XIXe siècle, ces fenêtres reçoivent un encadrement de briques. Le corps de logis est flanqué d'une tour qui abrite deux chambres : la première, dite « de Louis XIV », est décorée de tapisseries ; la seconde, la chambre de Diane, est habillée de boiseries peintes en trompe l'œil provenant du château de Montigny-Lencoup. En 1868, la construction d'un bâtiment de ferme extérieur permet de désaffecter une partie des dépendances agricoles.
Le château acquiert alors une fonction purement résidentielle.

SOGNOLLES-EN-MONTOIS,
du latin ciconia, « manivelle en forme de levier coudé servant à tirer de l'eau »
 note complémentaire - ajout personnel :
 Sognolles, vient plus probablement du bas latin "soniola", hôtellerie, qui donne à penser que la commune était fréquentée par les voyageurs.

La butte des Rochottes est occupée au Paléolithique moyen (-80 000 ans à - 35 000 ans) et au cours du Néolithique (-4 500 à -3 500 ans). Un matériel gaulois, gallo-romain et mérovingien atteste une présence humaine du Ier au IVe siècle, évoquant un site cultuel ou commercial établi à un kilomètre de la voie Agrippa. L'essentiel du terroir de Sognolles est attaché à Lizines jusqu'à la fin du XIXe siècle ; le village est donc lié à la châtellenie de Bray. Les habitants de Bray surnomment ceux de Sognolles, comme ceux de Cessoy et de Savins, les Calins, terme qualifiant une certaine nonchalance. Dontelly, mairie de la châtellenie, a en charge les fiefs de Courtemont et des Verrines. Bécherelles fonde l'église. Du milieu du XVe siècle au milieu du XVIe siècle, Lizines est sous l'autorité de la famille de Saint-Blaise. Guillaume Stuart, de la maison royale d'Écosse, hérite ensuite des Culant de Savins et de Jutigny et dote sa fille Marthe. En 1613, Nicolas de Brichanteau, marquis de Nangis, acquiert Lizines, les Verrines et Courtemont, dont il dote en 1634 sa fille Antoinette avec 17 000 livres pour achever le château ; elle épouse François Gaston de l'Hôtel-Descots, lieutenant du roi en la province de Brie, et leur fils, Claude Joseph Alphonse, hérite ensuite du domaine. La seigneurie appartient ensuite à Christophe de Frescelles, marquis de Grégy, puis échoit en 1718 à Jean François de Chancely-Pluvant, chevalier d'honneur du Parlement de Bourgogne ; sa fille, veuve Choiseul, vend le domaine en 1749 à François Paschal Dumesnil de Maricourt. Le baron de Maricourt fils meurt après les saisies et la démolition du château en 1818. Dès 1820, le village, qui regroupe alors les 4/5e de la population de la commune de Lizines, accueille la mairie. Sognolles devient une commune à part entière en 1878.
Église Saint-Michel de Sognolles en montois

La première église, fondée par le seigneur de Bécherelles, fief de Dontilly, est brûlée en 1429 par les Anglais et restaurée en 1447. Elle est de nouveau incendiée en 1560 et les seigneurs de Bécherelles, de Donnemarie et de Lizines décident de reconstruire la chapelle entre 1588 et 1592. La charpente date de cette même époque. Elle est alors rattachée à la cure de Lizines et desservie par le vicaire de cette paroisse. Les habitants de Sognolles n'ont de cesse d'obtenir leur autonomie religieuse ; ils y parviennent et le hameau finit même par être le siège de la paroisse Lizines-Sognolles. En 1849, une chapelle dédiée à la Vierge est édifiée au nord de l'église. Le culte de Saint-Michel, très développé en Orient dès le début du IVe siècle, est introduit en Occident en 390 avec la fondation d'une église dans le sud de l'Italie, au mont Gargan ; il apparaît en Bretagne en 710, avec la fondation de l'abbaye du Mont-Saint-Michel. Le saint apparaît à Jeanne d'Arc, ce qui dynamise son culte.

THENISY, 

du latin Talsiniacum, « domaine de Talsinius » 

Les origines féodales du village semblent très liées à celui de Paroy : en effet, un site important se trouve à l'est du terroir, à un kilomètre du chemin Perré, ancienne voie romaine reliant Bray à Coulommiers. Au XIIe siècle, ce fief de Montésy est protégé de la route par le bois de Bray. Le fort de Montésy est démoli au XVe siècle. Le prieuré de Cannes « près de Montereau » perçoit quelques dîmes sur le territoire, mais ce sont surtout les chanoines de Saint-Martin de Tours qui, dès le XIVe siècle, l'administrent. Des fossés et des murs sont aménagés autour de la partie haute du village vers 1383 pour faire face à l'occupation anglaise. Un syndic gère le bien commun, sans passer par un fief, en rendant des comptes au prieuré de Donnemarie. En 1457, une chapelle est édifiée hors les murs ; elle est érigée en paroisse en 1594. Dès 1570, la fabrique de l'église concède aux manants diverses terres laissées en friches : une économie vivrière se développe avec des vignes et des vergers de guigners, de cerisiers ou de noyers ; les produits sont vendus sur les marchés de Bray et de Nangis. En 1669, les habitants doivent encore quelques corvées aux chanoines de Saint-Martin. Le petit Thénisy s'est développé au bas du village, près de l'ancien lavoir de l'Auxence.

 

 

 




 
Fossé et porte sud de l’enceinte défensive, Thénisy
Des fossés sont creusés en 1383, les habitants souhaitant se protéger des menaces apportées par les débuts de la guerre de Cent Ans ; la terre est rejetée à l'intérieur du village pour servir à l'édification d'un rempart surmonté d'une palissade. Dans la continuité du mouvement d'affirmation du bourg de Donnemarie qui s'élève des murailles, Thénisy construit en 1547 des murs d'enceinte ; les portes, placées aux quatre points cardinaux, sont défendues par des tourelles. Les fossés, alimentés par les eaux du ru de Mons, sont vendus aux riverains par maître Bertrand le 5 décembre 1847 ; seules en subsistent quelques traces sur les faces est et ouest du village.
Le ru de Mons coule sous ce pont permettant d'accéder à la Grande Rue ; les fondations de la tourelle est sont encore visibles.

Vestiges du château de Monthésy, Thénisy
Le lieu-dit Les Châteaux conserve les vestiges de deux sites de peuplement, distants de moins de 500 mètres. Sur le site du nord ont été mis au jour une ouverture de puits, des entrées de souterrains et des pierres provenant incontestablement d'anciennes murailles. Le site du sud, dans le bois de Paroy, se présente comme un enclos villageois rectangulaire bordé de fossés ; à mi-pente se trouve une entrée de souterrain entourée de mottes à formes géométriques ayant certainement accueilli un système défensif recherché. Entre les deux sites existe une mare formant un carré presque parfait. Tous ces points sont reliés entre eux et à la voie Perré « antique via Aggripa » par des chemins anciennement pavés.


VIMPELLES,

     du gaulois Vimpus Olum, «domaine de Vimpus»
 ou du latin vicus pelagii, le «village au bord de l'eau»

Avant 1150, un couvent des bénédictins de Saint-Germain-des-Prés existait sur la pente de Heurtebise. La découverte de sarcophages mérovingiens indique une occupation villageoise sur cette pente avant que ne s'établisse, au confluent de l'Auxence et de deux bras de la Seine, la motte d'un château féodal antérieur au XIIIe siècle. L'église de Heurtebise est détruite vers 1520 et ses derniers vestiges disparaissent en 1816. Les eaux abondantes permettent de protéger le nouveau village. Une importante activité de pêche se développe et alimente une prospérité qu'attire le pèlerinage de Saint-Cyr et Sainte-Julitte. La seigneurie de Vimpelles, acquise par les chanoines de Saint-Martin de Tours à la fin du Moyen Âge, passe en 1559 à Abel de Villiers. Dans l'administration du baron Jacques Ier de Bray, duc de Savoie et duc de Nemours, la seigneurie est inféodée au maire d'Égligny, seigneur de la Mothe Saint-Florentin. Claude de Villiers épouse Gabriel Le Roy, puis se succèdent Louis de Crette, Laurent Le Pottier, son cousin Jean Du Hamel, Claude Carrière en 1682 et la famille Thonnier de la Croix, qui cède la seigneurie aux Trudaine en 1761. Le hameau de Cutrelles dépendait avant 1500 du fief Mertitique appartenant aux seigneurs de Beaulieu-Bourbitou. Son fief de La Motte du Colombier est ensuite rattaché à Vimpelles, comme le fief de Parouzeau. Le 13 février 1814, Cutrelles est bombardé par les cosaques. En 1974, les barrages et les écluses de la Grand-Bosse sont reconstruits pour permettre à la Seine d'accueillir les péniches à grand gabarit. La ferme de Chanteclair, fermée en carré et entourée de douves, conserve le souvenir de l'ancien fief du même nom. En 1313, il appartient à Adam de Dontilly. En 1559, une moitié de ce fief, alors sous la dépendance des chanoines de Saint-Martin de Tours, est vendue à Abel de Villiers. Il est ensuite rattaché, avec celui du Grand-Hôtel, à la seigneurie de La Mothe Saint-Florentin d'Égligny jusqu'en 1729, date à laquelle il devient propriété d'André de Desvouges. En 1816, la ferme et ses dépendances sont vendues à M. Hubert, qui les conserve pendant la plus grande partie du XIXe siècle.
 
EGLISE SAINT-CYR

La construction de la nef et du chœur remonte au XIIIe siècle. Les nervures à double tore des voûtes reposent sur des piliers de trois colonnettes cantonnant un pilastre carré. Sous les tailloirs moulurés, les corbeilles des chapiteaux à crochets laissent apparaître des têtes humaines saillantes venant terminer les chanfreins du pilastre.
La tour, et sa tourelle d'escalier, surmontée, de quatre pignons et d'une flèche, sont construites entre 1522 et 1550. L'édification du bas-côté nord est ensuite entreprise. Les deux premières travées centrales de la nef sont réédifiées dès 1595. La sacristie, aménagée sur le chevet plat, est datée de 1702 : elle est éclairée par une fenêtre à petits bois qui a conservé ses volets intérieurs d'origine. Le bas-côté est éclairé par quatre fenêtres à meneaux alors que les autres ouvertures sont de simples baies en tiers-point.

Le Grand Hôtel, Parouzeau, Bourbitou et le Plessis-aux-Chats possèdent chacun un prieuré.

Le pigeonnier
La construction d'un pigeonnier constituait autrefois un privilège seigneurial. Ces bâtiments témoignaient de la puissance du seigneur : en effet, le nombre de casiers creusés à l'intérieur était proportionnel à la superficie du domaine, chaque casier correspondant à trois arpents de terre. Les pigeonniers pouvaient contenir jusqu'à 3.000 niches, desservies par une échelle intérieure pivotante. Le pigeonnier du château de Parouzeau a été immortalisé par le peintre André Derain, qui a occupé le château de 1929 à 1935 ; une exposition lui a été consacrée en 1984. La toile représentant le pigeonnier a été acquise par le musée de Melun dans les années 1980.

CHATEAU DE PAROUZEAU
Le château s'élève à l'emplacement d'une demeure plus ancienne, centre du fief seigneurial de Parouzeau.
Au XIIIe siècle, ce fief relève du château de Sigy.
Il devient ensuite propriété des moines de Saint-Martin de Tours de Donnemarie, puis est vendu et appartient à différents seigneurs avant d'être acquis en 1760 par M. Brunet de Presle.
En 1806, son fils acquiert le Grand-
Hôtel de Vimpelles.
 
 A consulter les pages :
Histoire :
La Champagne et l'Espagne
Documents : Histoire de la Seine et Marne. La Bassee
Documents : Toponymie  
Documents : Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes"
Documents historiques sur les communes alentours
A consulter enfin : FONTAINE-FOURCHES-EN-CHAMPAGNE

sites à consulter :

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Le site administratif de la communauté de communes de la Bassée : plan du site - Le territoire - Présentation & chiffres clés Accès & situation-Communes
Le document " Le Montois et la Bassée " publié par le Syndicat d’initiative du canton de Donnemarie-Dontilly.
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